Pennad-stur Hañv 2008D'an 21 a viz Gouere an deputeed hag ar senatourien o deus asantet ouzh kemmadur ar Bonreizh gall ( 539 mouezh a-du en ur gontañ hini Jack Lang). En ur sell deus ar fedoù, ar fedoù nemetken, ar votadeg-se a zo krouiñ pe kemm 47 lodenn er Vonreizh. Evidomp ni ,Bretoned, e c'heller remerkañ ar fedoù pouezusañ: nerzhiadur ar Parlamant gall, pas muioc'h eget 2 prezidantelezh da-heul, implij strisoc'h an artikl 49-3 hag an asantimant evit lakaat ar yezhoù "rannvroel" er glad ar Republik.
Lod a c'hell soñj ni, tud an EKB, a zo kouezhet kehelourien diot Sarkozy . Pell ahane. Met gwir eo renerez an Emglev he deus prederiet e vefe difrouezhus chom peget ouzh ur strategiez-enebiñ tal-ouzh-tal heñvel gant hini ar Strollad sokialour. Ur seurt strategiez en dije kasset ac'hanomp neblec'h. O vezañ ur strollad breton, dishual ha kiriek, an AFB/EKB he devoa, abred awalc'h, aozet ur renkad kinnigoù evit ar rann-labour Balladur*. O nac'hañ chom war leve ar sloganioù, ni hon devoa ivez lakaet darempred , fin miz ebrel, gant Mark Ar Fur, kannad Loudieg. Ni zo aet da gejañ gantañ assambles gant un dilennadez Kuzul ar Brezhoneg hag un dilennad Bodad ar Gelennerien Brezhoneg. A-hed an emgav ni hon eus displeget dezhañ stad ar Brezhoneg a-vremañ hag ivez hor youl da gaout an emglevioù hag al lezennoù etrevroadel yezhourel da beurglotañ er Vro-ni. Ni hon eus klevet digantañ penaos e vije sellet deus ar gudenn-se e kreiz ar galloud-ren gall.
Ne fell ket dimp, er pennad-stur-mañ, kontañ ha digontañ ar c'hannaded hag ar senatourien, gwriennet e Breizh, hag o deus votet a-enep. Lod o deus hen graet abalamour chom a raent staget, 'vel brennigi, ouzh mennozioù politikel amzeriet. Lod all abalamour oant o c'hortoz " kinnigoù yalc'hadus digant ar gouarnamant" evel eo bet diskleriet gant kannadez Montroulez, Marylise Branchu. Ni ivez, a blijfe dimp kalz muioc'h ar votadeg peursinadur Karta Europeel ar Yezhoù Bihan. Ha memestra oamp o soñj deus mojenn ar C'hougkar-kleiz begfigus o vont da besketa . Ar politik, laret ' vez, a zo doare ar bossublaat. Ur pas zo bet graet memestra, pas ur c'hefeleg sañset heñvel ouzh hini an heol o adsevel koulz Nedeleg. Ingal eo, goude ' vo pas un oa. Dimp ni da adreiñ lañs d'an astr hepdale en ur "magañ" al lezenn hag e vo votet fin ar bloaz.
Chom war leve ar radjal [ragach] evel piked pe kempenn oberennoù droch , pep-hini en e c'horn, ze a vefe dudius evit ar gouarnamant prest da bleustriñ war ur raglezenn a-zoare . Nann, red eo KEMPENN ASAMBLES ar pezh a fell dimp lakaat e-barzh al lezenn-se. Setu perag an AFB/EKB a skrivo er sizhunioù o tont d'ar re ha d'ar gevredigezhioù emaint oc'h ober diouzh ar Brezhoneg, arouez lugernusan ar Pobl vreton.
Emaomp o vevañ en un amzer lec'h al liesterez yezhourel 'mañ en arvar da vat. Bout a zo 6000 yezh, dre vras, er bed a-bezh. Pephini ac'hanomp a renk soursial deus al liesterez yezhourel-se peogwir ober a ra lod eus ar Bioliesterez. Ar Brezhoneg, emichañs, n'eo ket maro mik. Lampet enkoulz gantañ en tren Internet lec'h eo arruet en 51ed renk. Div popl hag emaint en hon c'hichen, Ar Chembreiz hag ar Baskiz, o deus roet lañs d'an emsavadenn o yezh gant trec'hadenn. Ar "reconquista"se a zo efedus peogwir liammet eo gant ur c'hoantad-emrenerez plen ha digor war ar bed tro-dro. Ni ,Bretoned, hon eus nemet ha genstrivañ a-gevret ganto.
Met red eo komz sklaer ha net. Na muzulioù-gwareziñ brokus nag al lezennoù etrevroadel a vo kreñv awalc'h evit harzañ digresk ar Brezhoneg. N'eus ket da dortal, ar remed efedusañ a zo preg, kaozeal, komz Brezhoneg ha mat pell 'zo. Dimp ni da ober !
An Dibikouzer.
Kemennadenn a viz Eost 2008-Communiqué Août 2008
The Breton Federalist Alliance is honored to receive the Dalai Lama in Nantes, south Brittany. In name of breton people we want him to know how much his high spirited conduct is appriciated here on the old breton soil. We too, stay side by side with the tibetan people fighting since decades for a kind of self government, respect for its religious values and right to happiness.
Long life to the tibetan-breton friendship.
An emglev Kevredel Breizh a gav enorus-tre degemer an Dalai Lama en Naoned, kêrbenn Breizh. E anv ar Pobl vreton, fell a ra dimp diskleriañ pegen plijet omp amañ, war an douar vrezhon, gant e uhel-speredel stumm-ober. Ni ivez, a jom skoaz ouzh skoaz deus pobl ar Vro Tibet. Honnez a zo stourm abaoe hir-amzer evit he emrenerez, doujañs evit he talvoudoù speredel ha he zroed da vevañ evurus.
Bevet hor vignoniezh breurel.
L'Alliance Fédéraliste Bretonne est très honorée de la venue du Dalaï Lama à Nantes, en Bretagne sud. Au nom du Peuple Breton nous voulons l'assurer que sa conduite hautement spirituelle est particulièrement appréciée en terre bretonne. Nous aussi, sommes solidaires du Peuple Tibétain dans son combat pour l'autonomie politique, le respect de ses valeurs religieuses et le droit au bonheur.
Vive l'amitié tibeto-bretonne
Communiqué Juin 2008
'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh avait fait à la commission Balladur différentes propositions pour la modernisation des institutions.
Les suivantes, entre autres:
L'AFB-EKB constate que cette chambre conservatrice refuse toutes ces avancées, alors qu'elle n'est même pas issue du suffrage universel. Au contraire elle veut même préserver ses prérogatives.
De notre point de vue une modernisation de la vie politique passe donc par une réforme du Sénat qui devra être élu au suffrage universel et devenir
l' Assemblée représentante des régions et peuples de France.
Sur les 17 propositions que nous avions adressées à la commission Balladur aucune n'a été retenues par le Sénat, au grand dam de la Bretagne.
Résumons: Le Sénat c'est l'immobilisme.
Communiqué Juin 2008L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh ,réunie le 28 Juin 2008 prend note de la suspention des décisions de l'ARH concernant l'hopital de Carhaix.
Il reste maintenant à construire un projet conjuguant compétences, gestion financière et efficacité (urgences et transports) au service des populations concernées. Dans ce cas de figure l'AFB-EKB considère que le cadre départemental est obsolète et qu'il faut mettre en avant la notion de pays, seule façon de répondre à une désertification programmée en haut lieu des sevices indispensables aux besoins de la population dans le centre Bretagne. Dans ce cas de figure ce projet doit se structurer avec Guingamp, Gourin, Rostrenen, Plouguernevel. Cette indispensable restructuration devra tenir compte de la prise en charge du vieillissement de la population.
Communiqué Juin 2008
L'AFB-EKB se déclare catégoriquement opposée à toute taxe sur le réseau routier breton que ce soit pour les camions ou pour les véhicules
particuliers.
Elle rappelle que toutes les forces politiques bretonnes de l'époque s'étaient déja prononcées pour la gratuité du réseau compte-tenu de la position excentrée de la Bretagne.
Cette taxe instituée par un état déjà champion d' Europe dans ce domaine, constituerait un véritable hold-up sur le dos de l'économie bretonne.
Par contre nous sommes partisans de l' amélioration conséquente du réseau ferroviaire et maritime.
Lettre au député Marc Le FurCher Monsieur Le Fur,
Il est en effet CONSTERNANT de lire et d'entendre les déclarations de gens comme Michel CHARASSE, MELENCHON et consorts. On ne connait que trop leurs diatribes et leurs obsessions qui ne font qu'entretenir le peu d'estime que l'on a pour eux dans les milieux attachés à la construction une Europe solide fondée sur la solidarité et la diversité.
Mais il faut avouer que la déclaration de Madame la Présidente de l'Académie Française, personnalité jusqu'ici respectée pour son œuvre et son talent bien au delà de l'Hexagone, abasourdit tout le monde et il est fort à craindre que ses effets négatifs se feront sentir tant pour sa personne que pour la vision de la France à l' étranger . À un moment où l'UNESCO vient de déclarer l'année 2008 année de la préservation du patrimoine linguistique mondial, Madame Carrère d' Encausse se place au mème niveau-peu flatteur- que les extrèmistes flamands , les tenants de la mort de la civilisation tibétaine ou encore du nationalisme turc.
Il est à craindre qu'un tel comportement ne renforce les rangs de ceux qui ne croient que dans le rapport de force et jugent qu'établir un dialogue est peine perdue.
Vous avez, Monsieur le Député, ouvert la voie à une solution sereine et décomplexée de ce sujet. Il reste maintenant à inclure dans une loi les dispositioins pour assurer la pérennité de ces langues. Nous tenons à vous dire notre souhait de poursuivre le travail entamé avec vous pour abouitir à un résultat positif.
Recevez, Monsieur le Député, nos amicales salutations.
Édito Printemps 2008Ce mois de mars a été fertile en évènements plus ou moins médiatisés aussi bien dans le vaste monde que proches de nous. Sans en méconnaître le degré de gravité, ils partagent un caractère commun: susciter notre indignation, notre coup de gueule.
Coup de gueule à propos du Tibet. Pourtant régi depuis des décennies par un pouvoir chinois qui, sous couvert de développement économique salutaire, vise à sa complète assimilation, le peuple tibétain s'est à nouveau soulevé sous une double bannière: celle de sa soif de liberté et celle de son attachement à son leader spirituel, le Dalai lama. À l'heure où le monde entier, la France "des droits de l'Homme" au tout premier rang, allait contribuer au triomphe des actuels dirigeants d'un pays devenu leader du monde, un " flocon de neige" est venu gripper la belle machine mettant en lumière le coté noir de l'Empire du milieu. Assez curieusement nos voisins de l'est s'en sont trouvé mal à l'aise. On dira plus loin pourquoi.
Coup de gueule à propos du projet de Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, sur la réforme des écoles de la marine marchande. Dans une table ronde,* passée inaperçue, le gouvernement, sous couvert de doter les écoles d'hydro d'un nouveau statut enterre le statut régional créé par Raffarin et, chose absolument inadmissible pour la Bretagne, envisage la fermeture des deux seules écoles bretonnes: Nantes et Saint Malo. À l'exception de Jean Yves Le Drian, indigné de voir qu'après y avoir investi 300 000 €, la région se trouvait ainsi dépossèdée. On a lu nulle part quelque réaction du personnel politique breton, à l'exception de l'UMP René Couanau. On trouvera plus loin la façon dont l'AFB-EKB entend réagir. Toujours dans le chapitre maritime on rappellera que les archives de la marine entreposées à Brest vont être envoyées à ...Rochefort, fief électoral du même Bussereau. La "vocation maritime de la Bretagne", aux yeux de nos maitres, doit donc être réservée aux seules activités ludiques et au sanctuaire de la force de frappe. On constate aussi que les "Verts", d'habitude si prompts à brandir le fameux principe de précaution, restent étrangement silencieux sur le danger nucléaire et l'absence totale de mesures de protection des populations de l'agglomération Brestoise et de la Presqu'Île de Crozon, pourtant aux premières loges.
Coup de gueule encore à l 'annonce avec un certain culot, par la fondation Chirac et et le ministère de la culture, de la tenue des "états généraux du multilinguisme" à Paris le 26 septembre prochain "à l'occasion de la présidence française européenne". Tout cela au moment où un rapport de l'ONU, sous la signature de l'Experte indépendante Mme Gray Mc Dougall, dénonce l'ostracisme qui existe sur la question des minorités en France et tout particulièrement le non respect de l'article 27 du Pacte international sur les droits des minorités. Idem pour les articles 30 pour la Convention relative aux droits de l'enfant et pour le Protocole n°12 à la Convention des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Bien sûr il n'a été fait aucune mentionde ce rapport dans les médias. L' UNESCO ayant placé l'année 2008 sous l'égide de la protection de la pluralité linguistique, voilà un rapport et un évènement dont nous devons faire bon usage. Serons nous aussi fermes que les Tibètains ? La question est posée.
C'est en travaillant unis et de façon déterminés que les bretons participeront de plein droit à un monde où les raisons d'indignation seront moins flagrantes.
An Dibikouzer.
* journal Le Marin du Vendredi 8 Février 2008
LettreMessieurs les Députés-Maires,
Par un article paru dans le journal "Le Marin" nous avons appris que Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, voulait réformer les écoles de la marine marchande, ce qui en soit n'a rien de scandaleux. Malheureusement il n'en reste pas là et sous le prétexte de leur donner un nouveau statut, après avoir enterré le statut régional créé par Raffarin, il est prévu de fermer purement et simplement les écoles de Saint Malo et de Nantes.
Ainsi la Bretagne, qui fournit plus de 60% des navigants de l'hexagone et dont on se plaît à vanter en haut lieu "la vocation maritime", se trouverait-elle amputée des deux écoles d'Hydro qui lui reste, à un moment où le traffic maritime international connait un développement sans précédent.
Nous trouvons ces projets scandaleux et dans le cas où ils venaient à se réaliser on pourrait parler de politique de "déménagement du territoire".
Perspective d'autant plus inadmissible que la Bretagne a déjà investit des sommes conséquentes pour l'amélioration dans les équipements de ces écoles. De récentes éditions du "Télégramme" et de "Ouest-France" ont fait connaître les réactions très négatives de M. le Député-Maire de Saint Malo et de M. Jean Yves Le Drian sur ce dossier. Mais il nous semble qu'il faut aller au delà des simples protestations.
C'est pourquoi nous vous demandons, Messieurs les Députés-Maires, d'entreprendre une démarche commune auprès du gouvernement sur cette affaire. Nous pensons, que au delà de vos sensibilités politiques respectives, vous aurez à cœur de défendre l'avenir du monde maritime breton tout en rendant hommage à son glorieux passé.
Veuillez agréer Messieurs les Députés-Maires, en mon nom et au nom de nos adhérents et sympathisants, nos salutations distinguées.
Communiqué Avril 2008
L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh s'insurge contre le projet de fermeture des écoles hydrographiques de Saint Malo et de Nantes, comme annoncé dans un récent article du journal "Le Marin".
Ainsi la Bretagne dont on vante en haut lieu et à toute occasion "la vocation maritime", va devoir envoyer ses futurs marins en formation à Marseille ou Le Havre. Il y là un "déménagement du territoire" que nous jugeons inadmissible dans un temps où le traffic maritime connait un boom sans précédent.
L'AFB-EKB demande aux députés maires de Saint Malo et de Nantes d'interpeller le gouvernement sur cette affaire.
Elle convie les organisations de marins, les élus du littoral, les organisations politiques bretonnes et toutes les personnes qui se sentent concernées, à la contacter dans le but de se concerter pour s'assurer de la pérennité de ces deux établissements.
Communiqué Mars 2008The AFB-EKB condemns the repression being exercised on the tibetan people. For over 50 years, the latter has been fighting - under the Dalai-Lama's high moral authority - non-violently to conserve its physical and spiritual existence.
The AFB-EKB is adressing, both to the exiled tibetan government and the Dalai-Lama, assurances of their solidarity. Since it is closely joined to the chinese province of Shan Dung, Brittany cannot close its eyes to this situation. The breton people, being also a minority, is all the more concerned. Also, the AFB-EKB demands that President Jean-Yves Le Drian makes Bretons reprobation known to the chinese government and that Bretons wish to see tibetan people's rights respected.
L'AFB-EKB condamne la répression qui s'abat sur le peuple tibétain. Depuis près de 52 ans ce dernier lutte -sous la haute autorité morale du Dalaï-Lama- par la non-violence pour conserver son existence physique et spirituelle.
L'AFB-EKB adresse au gouvernement tibétain en exil et au Dalaï-Lama l'assurance de sa solidarité. Parce qu'elle est jumelée à la province chinoise du Shan Dung, la Bretagne ne peut rester indifférente à ces évènements. Le peuple breton en temps que peuple minoritaire est lui aussi concerné. Aussi l'AFB-EKB demande t-elle au président Jean Yves Le Drian de faire part aux autorités chinoises de la réprobation bretonne et de notre souhait de voir les droits du peuple tibétains respectés.
Février 2008Comme toute force politique bretonne l'AFB-EKB lutte pour le retour de la Loire-Atlantique dans le giron breton avec comme corollaire un remodelage du découpage régional. Notons au passage que cette nécessité de repenser les espaces régionaux ne concerne pas que la Bretagne. Quelle logique y a-t-il à maintenir la division entre Haute et Basse Normandie ou encore à scinder l'Alsace entre Haut et Bas Rhin? Ne serait-il pas temps à l'heure européenne de mettre fin à ces aberrations?
Pour en revenir au cas Breton, c'est un secret pour personne que le décret de Vichy de 1941 - sans consultation aucune des populations concernées - n'avait d'autre objectif que d'affaiblir une entité jugée trop puissante et trop rétive aux yeux du pouvoir central. La mise en place ultérieure des "pays-de-la-loire" n'a été qu'un "charcutage supplémentaire" destiné à pérenniser les visées de Vichy et, c'est à noter, complètement revendiqué par les principaux partis politiques parisiens, guère gênés par cette contradiction morale. C'est sans doute que persiste en haut lieu une défiance insurmontable envers la pérennité d'une Bretagne forte et parfaitement identifiable. Vu de l'extérieur Brittany cela coule de source..."pays-de-la-loire" c'est plus difficile à situer et jusqu'à ce jour on n'a pas trouvé mieux que "Western France"! On a là un aperçu de la paranoïa qui plane sur la conception de l' "exception culturelle" à la française.
La solution [les solutions] passe[ent], de notre point de vue, par des moyens plus pragmatiques et aussi en faisant preuve d'innovation. La création, il y a 2 ans, d'une commission de travail mixte entre des représentants de la Loire-Atlantique et des représentants du gouvernement régional siégeant à Rennes a été l'amorce de retrouvailles studieuses. Il faut en étoffer la composition et que les rencontre deviennent mensuelles. Elle doit aussi élargir ses domaines de compétence et sortir de la confidentialité. Sur ce sujet les Basques nous ont ouvert la voie: le Biltzar est un organisme permanent qui, en regroupant les élus du nord et du sud des Pyrénées, contribue fortement aux renforcements des liens transfrontaliers dans le cadre d'une euro région. C'est la voie à suivre.
Autre proposition dont nous ne nions pas le caractère anticonformiste: pourquoi ne pas faire de l'agglomération nantaise une "ville-état" sur le modèle de Brème [poids démographique équivalent] ou de Hambourg. Elles ont beaucoup de traits communs: importants ports d'estuaires, ouverture de longue date à l'international, localisation géographique excentrée si on se réfère à leur hinterland, cosmopolitisme etc... Ce statut de "ville-état" serait là un moyen de prendre en compte ses spécificités historiques et géographiques tout en satisfaisants ses légitimes ambitions. Elle deviendrait aussi le 6ème partenaire au sein d'un espace breton renouvelé.
Allons même plus loin. Les fédéralistes Bretons n'ont pas attendu la proposition 260 de la commission Attali pour demander "de renforcer les régions et les intercommunalités en faisant disparaître en 10 ans l'échelon départemental". Cette vision renouvelée de la gestion des espaces doit entraîner la fusion des entités régionales et départementales grâce à un scrutin de liste régional à la proportionnelle complété par un scrutin de liste départemental. Cette fusion entre département et région conjuguée à une réforme de l'Etat central est le seul garant de renforcement des politiques territoriales, de clarification des compétences et de l'allègement de la fiscalité liée à un empilement-millefeuilles des niveaux administratifs. Pour les esprits chagrins rappelons que le double mode de scrutin existe déjà pour le Sénat 1.
L'actualité n'est pas en reste. Maintenant que la décision est prise de construire l'aéroport de Notre Dame des Landes, ce dont l'AFB-EKB se félicite car elle défendait ce projet 2, va se poser la question de sa gestion. Il y a là une occasion unique de renforcer la nécessaire solidarité bretonne en confiant cette gestion à un organisme qui regrouperait des partenaires issus de Loire-Atlantique, de la côte sud bretonne et de l'Ille-et-Vilaine. Rien de tel que de passer à des travaux pratiques pour désamorcer la forte charge émotionnelle qui n'empoisonne que trop le dossier de la réunification. Souplesse et pragmatisme nous procureront un peu plus de sérénité pour donner à cette incontournable question une issue favorable aux légitimes intérêts Bretons.
Favet Neptunus Eunti3.
Communiqué Février 2008L' Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh se félicite que le feu vert ait été donné -sous forme de décret- pour la mise en route de l' aéroport international de Notre Dame des Landes. Elle rappelle qu'elle avait soutenu ce projet avec la plus grande fermeté. En effet elle a toujours considéré que la région parisienne était déjà fort bien pourvue et que c'eut été une aberration d'y implanter un nouvel équipement en contradiction avec la notion même d'Aménagement du territoire. Il faut maintenant penser à la gestion de cet équipement structurant. Pour ce faire l'AFB-EKB souhaite que se mette en place un organisme regroupant les départements d'Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique et les représentants du littoral sud, dont le Mor-bihan bien sûr.
M Balladur répond à l'AFB-EKBOctobre 2007
Dans un récent courrier, M Balladur, Président de la commision pour la rénovation de la constitution française, se dit d'accord pour examiner les propositions élaborées par notre parti et présentées lors d'une conférence de presse à Auray le 15 Septembre dernier. Le bureau de l'AFB-EKB se félicite de cette nouvelle.
Ces propositions, au nombre de 17 et qui concernent aussi bien les modifications à apporter aux institutions françaises que la Bretagne proprement dite, seront donc adressées à la Commission et diffusées auprès des médias et à certains organismes qui militent pour le bien commun de la population bretonne. Le détail de ces propositions sera aussi consultable sur le site internet de l'AFB-EKB.
Welcome to Welsh Rugby Team in Brittany: Croeso i LydawThe Breton Federalist Aliance/ Emglev Kevredel Breizh expresses its joy for receiving the Welsh National Team of Rugby on Breton soil. The Breton people is grateful toward the Welsh Rugby Association for sending its competitors for training in South Brittany. We hope that this event will contribute to strengthen the cultural, economic and political links between the two Celtic cousins. Wales has got a kind of homerule, the so-called Devolution, which permits this country a better management of its interests in a more democratic way. Brittany, unfortunately so far, still is dominated by a too much French centralised political system which hampers its potentialities. So we, Bretons, look forward and fight for more homerule which will make the Breton people more able to protect, and in a better way, its own interests and development, according to its will and respectfullness for our common Celtic roots.
L'Alliance Fédéraliste Bretonne / Emglev Kevredel Breizh est heureuse de recevoir l' Equipe Nationale Galloise de Rugby. Elle exprime sa reconnaissance à l' Association Galloise de Rugby pour avoir envoyé ses joueurs s'entrainer en Bretagne Sud. Elle espère que cet évènement contribuera au renforcement des liens culturels, économiques et politiques entre les deux pays proches par le coeur et les origines . Le Pays de Galles jouit d'un satut politique de large autonomie, appelé Dévolution qui lui permet de mieux défendre ses intérets de façon plus démocratique. La Bretagne, tout au contraire, reste sous l'emprise du système politique français centralisé qui fait obstacle au développement de ses potentialités. C'est pourquoi nous luttons pour l'obtention d'un statut spécifique qui permettra au peuple breton de mieux défendre ses légitimes intérets et de se développer d'une façon plus en accord avec les racines celtiques communes à nos deux nations.
Degemer mat d'ar C'hembraiz e kreisteiz Breizh, bienvenue aux Gallois en sud
BretagneLes Bretons saluent et remercient nos frères Gallois d'avoir choisi la Loire Atlantique en sud Bretagne pour préparer la coupe du monde de rugby en Septembre 2007.
L'AFB-EKB mobilise ses structures depuis quelques mois déjà et agit en coordination avec les collectivités, clubs de rugby, associations culturelles bretonnes de l'estuaire de la Loire (Nazairienne, Trignacaise, Guérandaise, Presqu'île, Pays de Retz).
D'ores et déjà des rencontres et discussions ont permis de présenter nos objectifs sportifs et politiques concernant la Loire Atlantique en Bretagne.
Nous avons exposé à nos frères Gallois les effets négatifs créés par la région pétainiste des P-D-L soutenus par les partis français de droite comme de gauche, et cela a été bien accueilli.
L'AFB-EKB invite les supporters Bretons à venir en Septembre:
Les enjeux sont importants. Des rencontres sportives de ce niveau ont une valeur symbolique exceptionnelle. Occasion unique d'aviver la conscience bretonne en Loire-Atlantique et de rappeler à tous, Bretons et Gallois, que la Bretagne aux cinq départements constitue une entité géographique, économique et culturelle, malgré la volonté de l'État français de nier notre existence.
Blocage du Port de St. Nazer par les Turballais.
Le point de vue de l'AFB-EKB.
Les pêcheurs de la Turballe s'insurgent contre la directive de Bruxelles qui préconise un arrêt de la pêche à l'Anchois
afin de protéger la ressource. On mesure ainsi la fragilité d'un port dont l'activité repose depuis trop longtemps sur
la monopêche. Par ailleurs le découpage territorial créé par Pétain et consacré par Olivier Guichard et ses successeurs
ne fait qu'affaiblir la réponse donnée à un problème économique majeur pour les pêcheurs de la Turballe. Leur problème
doit s'inscrire dans l'activité maritime globale de l'ensemble de la Bretagne. L'exemple basque est là qui démontre
que seule une représentation directe des bretons à Bruxelles permettra de nouer un dialogue constructif en continu avec
les autorités européennes afin de trouver des compromis entre l'indispensable préservation de la ressource et les non
moins légitimes intérêts du monde maritime breton.
Kemennadenn miz Even 2007Ar Vretoned a drugarekaat ministr an Endro hag ar C'hresk peurbadus da vezañ kaset dezho al lestr-brezel brein (Le Colbert) gant 35 tonenn amiant ennañ.
Adlavarout a ra an EKB :
An Aotrou ministr, Alain Juppé, maer Bourdel ivez, en deus soñjet sur a-walc'h e vefe "louzet" skeudenn e gêr garet ha setu perak en deus soñjet e vefe dereat reiñ un tamm brud da Abati Landevenneg, gant ar vrasañ madelezh evit Breizh. An EKB ne vanko ket da drugarekaat ar Ministr evel maz eo dleet dezhañ !
Les Bretons remercient le ministre de l'environnement et du développement durable d'avoir pensé à eux en leurs expédiant l'épave pourrie du Colbert avec ces 35 tonnes d'amiante.
l'AFB-EKB rappelle:
L'AKB-EKB ne manquera pas de remercier le Ministre comme il se doit!
Communiqué Mai 2007Le bureau de l'AFB-EKB, réuni à Pontivy le 12 Mai 2007, a examiné les résultats des élections présidentielles. Il note que Madame Royal a rassemblé près de 53% des sufrages sur l'ensemble de la Bretagne (Loire Atlantique comprise) alors que Monsieur Sarkozy recueillait un peu moins de 47%. Ces résultats sont exactement l'inverse de ceux observés pour le reste de la France. Seconde constatation: l'engouement des bretons pour la candidature de Monsieur Bayrou qui a obtenu 21,57% des voix toujours en Bretagne. Il s'ensuit que nous notons aussi avec intérêt la naissance du Mouvement Démocrate. La question est maintenant de savoir si ce mouvement va donner des signes, dénués d'ambiguïté aux fédéralistes représentatifs, pour indiquer qu'il entend se saisir de la question bretonne.
Sur le plan international le bureau se réjouit du résultat des élections en Écosse avec la nette victoire du SNP. Un message de sympathie a été adressé à son dirigeant, M. Alex Salmond. Grande satisfaction aussi à la suite de l'accord qui vient d'être signé en Ireland du Nord entre le Pasteur Ian Paisley (DUP) et Martin Mc Guinness représentant du Sinn Fein, mettant fin à un conflit de plus de trente ans. Le bureau reconnaît que ces deux succès sont directement liés à la courageuse implication de Tony Blair qui, par le biais du processus de dévolution, permet à deux peuples du monde celtique de mieux maîtriser leur avenir. Ceci contraste malheureusement avec la politique jusqu'ici menée par l'état français envers la Bretagne ou le Pays Basque: refus de toute forme de réel processus d'émancipation.
50 mesures pour la Bretagne - Horizon 2010
Lettre ouverte à M Jacques AuxietteÀ l'occasion de son ouvrage "Les Pays de la Loire, région française dans le monde d'aujourd'hui", M Jacques Auxiette entend dans le même temps apporter sa contribution au débat des présidentielles. Dans son ouvrage il se montre ardent partisan d'une vigoureuse relance de la régionalisation, pour "une responsabilité accrue accordée aux régions", l'État devant conserver seulement ses "fonctions régaliennes: la défense, la police, la justice". Favorable au maintient des communes, il souhaite coupler régions et départements.
En tant que fédéraliste breton, luttant de longue date contre le centralisme jacobin qui règne dans les sphères
dirigeantes parisiennes, nous ne pouvons que saluer les déclarations de M Auxiette.
Malheureusement, là où le bas blesse, c'est quand M Auxiette, non seulement se montre déterminé à refuser le retour de
la Loire Atlantique dans la famille bretonne, mais pire encore, il en vient à dénoncer chez les partisans de la
réunification "une forme de repli ethnique" en s'interrogeant sur ce que peut vouloir dire une
"identité bretonne, vendéenne, irlandaise" !
On reconnait bien dans ce discours les procédés sémantiques d'une longue tradition républicaine "française" où se côtoient
Marine Le Pen, Jean Pierre Chevènement ou autre souverainistes.
Cette conception politique, sous couvert de réaliser "une communauté de citoyens égaux devant la loi" confond tout à la
fois état, nation et peuple. Par une construction de l'esprit purement artificielle on en arrive à nier les
particularités, les réalités vécues des individus et des communautés humaines. Dans le droit fil de cette pensée
moniste, M Jacques Auxiette se glisse dans la campagne de désinformation utilisée en haut lieu pour stigmatiser
les peuples de l'hexagone (breton, basque, corse). Il n'y a pas si longtemps nous avions droit au thème:
mouvement breton=nazi¹. Cette campagne a fait long feu et actuellement le nouveau slogan est: régionalisme=communautarisme.
C'est là la seule parade qu'a trouvé un État-Nation artificiellement construit sur la négation des nationalités et
confronté à de nouveaux défis [les banlieues] au lieu de procéder aux réformes institutionnelles indispensables pour
faire face aux interrogations et aux défis de notre temps. Et pourtant ce large mouvement de reconnaissance des peuples
et des autonomies régionales est le mode de gouvernance qui se pratique pourtant chez nos partenaires européens.
Dernier exemple en date, l'Andalousie, à l'initiative du socialiste Zapatero, vient d'approuver un très large statut
d'autonomie régionale. Seule la France, en compagnie de la Turquie, s'arcboute sur un modèle hérité de l'empire
autoritaire napoléonien.
J'aimerais aussi, avec courtoisie, rappeler à M Jacques Auxiette que l'amputation de la Loire Atlantique (Loire Inférieure
à l'époque) du reste de la Bretagne a été imposée par un décret de Vichy sans aucune consultation des populations
concernées. Est-ce à dire qu'un responsable du parti socialiste cautionne cet acte inique ? Plus haut dans l'histoire,
le socialisme en Bretagne a été introduit par la section de Nantes. Voyez-vous M Auxiette les peuples sont ainsi faits
qu'ils ont la mémoire longue.
Cromwell, au milieu du 17ème siècle, avait cru mettre fin définitivement à l'id(entité) irlandaise et
pourtant en ce début de 21ème siècle le peuple irlandais est toujours là bien vivant et même régi
sous deux états il constitue une Nation. De la même façon la majorité de la population de la Loire Atlantique ne se
reconnait pas dans vos "Pays de la Loire" - dont deux départements d'ailleurs ne sont aucunement riverains
de ce fleuve - et aspire à retrouver le dynamisme breton. On nous dit que votre région vient d'être frappée d'une nouvelle
maladie, la Ligériose. Comme toutes les pathologies émergentes cette affection est difficile à traiter et il est à
craindre que vos millions d' €, dispersés à tout vent au frais du contribuable pour relooker l'histoire du sud
Bretagne, n'y pourront rien.
Quant à votre argument de repliement, il ne tient pas quand on se souvient que le corps électoral breton (Loire Atlantique comprise) a voté OUI au referendum sur la constitution européenne. Sans doute voyait-il là, tout en ignorant pas les insuffisances de cette constitution, le moyen de signifier sa volonté de participer à la construction et aux orientations de cette Europe des peuples (avec ou sans état) sur laquelle on ne pourra faire l'impasse face à la montée en puissance d'états où cohabitent aussi de nombreux peuples. C'est là un aspect inattendu de la biodiversité.
Au fond tout cela avait été fort bien dit par le grand poète Saint-Pol Roux: "Bretagne est univers". Puisse cette citation vous inspirer quelque révision "déchirante" de vos craintes et de vos jugements hatifs.
¹ rappelons à ce sujet que le mouvement Sao Breizh, dont certains fondateurs étaient originaires de la Loire inférieure, a été parmi les premiers à rallier Londres après la débacle de 1940
De Françoise Morvan à Marine Le Pen en passant par Hubert CoudurierVous savez tous que Françoise Morvan, comme les Erinyes des tragédies grecques, poursuit inlassablement le mouvement breton et, comme beaucoup d'autres idolâtres, sacrifie allègrement le Peuple Breton sur l'autel de la République. Elle est présente sur tous les fronts, elle est à l'affût de tous les combats, afin de permettre à l'Indivisible vacillante de garder un minimum de vigueur. C'est ainsi qu'elle a été la première à s'en prendre à la bretonnisation des panneaux routiers en pays gallo. Pensez donc, une zone qui, depuis des siècles, (depuis Clovis j'imagine), a parlé un dialecte de langue d'oïl, une région exclusivement de culture française, (où la toponymie n'évoque en rien la langue bretonne!), oser introduire le bilinguisme dans un tel sanctuaire, quel sacrilège ! Je n'insiste pas sur les sarcasmes gorgés d'une haine inextinguible que déverse sur les militants bretons ce porte-drapeau du jacobinisme politique, notamment sur l'association vannetaise Bemdez.
Depuis quelques jours, nous avons pu constater que Marine le Pen lui emboîte le pas. Plus scandaleux encore, elle "justifie
une assimilation violente, demandant à la Bretagne, dit l'auteur du communiqué, de perdre sa culture, sa
langue, sa religion pour se fondre en un espace national de référence". Je ne peux, bien entendu, restituer les paroles
exactes de Mme le Pen, mais qu'elle invoque la nécessité de l'assimilation et emploie le terme d'assimilation violente,
me semble plausible. Nous ne sommes plus habitués à entendre ce langage, parce que nos politiciens ont su depuis longtemps
récurer leurs vieux concepts, et se gardent bien de commettre de telles bévues. Mais, nous ne le savons que trop, en haut
lieu, tous partagent la même conception de la société, sauf qu'ils tiennent davantage compte du rapport de force. Ils
savent bien que l'identité bretonne est forte, assez forte en tout cas pour ne pas supporter un tel langage, et que, chez
ces Gaulois fiers et irascibles, de la passivité à la rébellion le pas est vite franchi.
Rien de nouveau sous le soleil, par conséquent, le nationalisme échevelé de Marine Le Pen s'inscrit dans une longue
tradition républicaine "à la française" : il s'agit de réaliser la "communauté des citoyens égaux devant la loi" sur les
débris de toutes les appartenances culturelles ou ethniques , quelles soient corses, alsaciennes, basques ou bretonnes.
Pour qu'advienne cette société idéale, resplendissante de rationalité, l'école de Jules Ferry n'avait pas lésiné sur
les moyens. Elle eut recours, elle aussi, à des procédés violents, mais cette violence sait désormais se dissimuler
sous le masque de l'idéologie. Disons qu'à la violence de l'agression, celle que préconise Marine le Pen, (la violence
du "simbol" à la grande époque des hussards noirs de la République), a succédé une violence plus sournoise, presque
invisible, celle de l'oppression : celle de l' article 2 de la Constitution, celle d'un Conseil Constitutionnel
arbitrairement nommé, celle des arrêtés ministériels et d'un système administratif implacable (préfet de région,
rectorat, inspecteurs d'académie), celle, enfin, d'un discours culpabilisant sur le "communautarisme" et le "repli
identitaire", auquel le maître-penseur du Télégramme fait bien évidemment allusion.
Puisque je parle de cette violence masquée, je me dois de rappeler l'admirable discours patelin (un vrai chef-d'œuvre
du genre) : celui du Ministre de l'outre-Mer, François Baroin, en réponse à la proposition d'amendement de l'article 2
de la Constitution par Marc Le Fur. Voilà de quelle manière doit parler un homme politique digne de ce nom. Face à des
bonimenteurs si talentueux, Marine le Pen fait bien piètre figure.
Évoquant le communautarisme, je signale la raison d'être de cette nouvelle trouvaille étatique. Appliqué au combat que nous menons pour la sauvegarde de notre identité et de notre culture, ce terme peut difficilement revêtir un sens. Pourquoi une communauté humaine défendant son histoire, sa langue, son patrimoine culturel serait-elle stigmatisée de la sorte ? En réalité, l'important, pour nos stratèges politiques, n' est pas de conférer un sens à ce terme, mais de lui assigner une fonction, Dans une campagne de désinformation orchestrée par l'État, ce mot sert désormais de thème mobilisateur. Il n'y a pas si longtemps, nous avions droit au thème : mouvement breton = nazi , campagne qui a culminé avec le film BZH et la focalisation sur la personne de Roparz Hemon : R. Hemon au service de la propagande nazie à radio Rennes (thèse de Ronan Calvez), R.Hemon gestapiste (présence à l'Assemblée nationale " d'historiens", soutenus par les députés Félix Leizour et Alain Gouriou). Actuellement, le nouveau thème concocté par l'État, et qui s'applique à tous les mouvements régionalistes, est celui du communautarisme. Au thème Mouvement Breton = nazi s'est substitué une nouvelle équation : régionalisme = communautarisme. J'ai étudié la technique de la désinformation ainsi que les réseaux occultes qui lui servent de vecteurs. Elle fait partie de l'arsenal inépuisable de la République déclinante. Régulièrement nous aurons affaire à des variations sur ces deux thèmes : tantôt le nazisme génétique du mouvement breton, tantôt la perversion du communautarisme. Hanté par le spectre d'un éventuel effondrement, cet "État-Nation", artificiellement construit sur la négation des nationalités, préfèrera sans doute user de tels stratagèmes à l'avenir, au lieu de procéder aux réformes institutionnelles nécessaires. Que cela ne nous empêche pas de dormir!
Avant de terminer, je voudrais soulever un problème crucial. Mais je ne pourrai que l'effleurer ici. Quel est, à votre avis, le point faible chez tous ces défenseurs du jacobinisme politique ? Sous quel angle peut-on véritablement les attaquer? Face à quel argument se révèlent-ils infiniment faibles ? C'est sur le plan moral. Ils auront beau invoquer les grands principes républicains, envelopper leurs pratiques ethnocidaires dans le chocolat de la "communauté de citoyens", du "pacte républicain", de la "Volonté Générale"et autres sornettes, nous pouvons toujours leur rétorquer que leurs pratiques sont immorales, voire criminelles : détruire une langue, détruire une culture, c'est détruire des hommes. Le saccage d'une identité collective ne relève pas de la civilisation, mais de la barbarie. On touche profondément à la dignité de l'être humain. Si j'avais le temps, je m' appuierais sur des faits qui peuvent faire l'unanimité : le taux d'alcoolisme breton depuis la première guerre mondiale, et maintenant le taux de suicide qui dépasse de 60% la moyenne française. Des hommes debout transformés en épaves. Et comme la centralisation politique est le moteur essentiel de ce laminage des cultures, ajoutons aussi, quoi qu'en pense M. Coudurier, que le système centralisé est foncièrement immoral : il entraîne trop de souffrances, d'inégalités, d'injustices et de frustrations. Mais restons résolument optimistes. Peut-être arrivera-t-il un jour que quelques hommes politiques lucides et courageux se dégageront de l'armure d'une idéologie désuète, qui confond nationalité et citoyenneté. Il n'est pas impossible que la France de demain se régionalise, et que la République centralisée et jacobine devienne, à l'image des sociétés qui nous entourent, une véritable démocratie, c'est-à-dire un pays où la politique se réfèrera aux principes moraux fondamentaux.
Réunification, nos positions.En se définissant comme une organisation qui lutte pour un "Homerule" en faveur de la population bretonne, celà va de soit que nous n'acceptons pas la partition qui nous a été imposée sans consultation aucune des habitants de la Loire Atlantique pas plus d'ailleurs que celle des habitants des quatre autres départements. Depuis 65 ans que dure cet état de fait, nous remarquons au passage que aucun des gouvernements au pouvoir à Paris - de droite ou de gauche - n'a voulu remettre en cause ce dictat d'un régime pourtant considéré depuis comme une parenthèse dans l'histoire de la République française. On en conclut que, dans "certains cas", les décisions prises par le régime de Pétain, puisqu'il s'agit de lui, sont non seulement acceptables mais même justes pour la cinquième République parce qu'elles visent un but essentiel: affaiblir considérablement la Bretagne en la privant non seulement d'une partie de son histoire mais aussi son potentiel économique. Et c'est bien sur ce dernier point qu'il nous faut focaliser la lutte car c'est ce qui conditionne l'avenir. C'est pourquoi nous ne voulons pas entendre parler de "Bretagne historique" qui fait trop référence au passé pour mieux nous enterrer, nous parlons de Bretagne intégrale qui évoque une Bretagne dont la surface, le poids démographique et économique, et par conséquent le capacité globale de lutte, conduiront à mettre en place une forme de représentation politique en résonnance avec les nécessités de notre temps. Il faut pouvoir concilier des impératifs apparemment contradictoires: garder cohésion sociale et identité tout en étant acteur d'un monde globalisé. C'est là une démocratie juste.
Si beaucoup sont d'accord avec le but à atteindre, le problème reste entier quant à la méthode pour y arriver. Il semble bien que jusqu'ici on se soit trop contenté de slogans appuyés à intervals plus ou moins longs de "manifs" répétitives faisant office de grand-messe. Certains trouveront peut être iconoclaste de mettre en doute les méthodes du CUAB, devenu et c'est un progrès sémantique "Bretagne Réunie", il n'empêche cet organisme ne s'est pas assez penché sur un "modus operandi" clair pour éclairer les militants engagés dans ce combat. Erreur aussi d'avoir, par une vision erronée d'un risque de noyautage phantasmatique, accepté la règle d'écarter les formations politiques bretonnes en tant que telles alors que les plus sérieuses et les plus solides d'entre elles ont toujours dans la pratique été à la pointe du combat. Erreur encore de localiser, la plupart du temps, les démonstrations en Loire Atlantique. Pourquoi ne pas aussi se rappeler au bon souvenir des autres 3 millions de Bretons ? Les dirigeants de Bretagne Réunie ont ils aussi bien pesé ce qu'implique un référendum: un travail de préparation préalable intense et aussi la mise en place d'une logistique capable de contrer la propagande de la machine étatique ? Pourquoi, sans attendre 2008, ne saisissent-ils pas l'occasion des élections présendentielles de 2007 pour faire de la Réunification un enjeu du scrutin au niveau de la Bretagne intégrale ? C'est sur tous ces points que nous voulions nous entretenir avec le Président et son staff. Or à notre grand désappointement, nous n'avons reçu à ce jour aucune réponse à nos 3 courriers ! Devons-nous en conclure que le combat pour la réunification doit rester une cause digne seulement des "happy-fews" ? Nous voulons encore espérer qu'il ne s'agit que de malentendus et que cette fois-ci le dialogue se nouera.
Sans attendre, nous donnerons ici notre point de vue en quelques lignes directrices:
Plateformes européennes de déconstruction-décontamination des navires
TEKNIVAL: EMBLÈME DE LA SUJÉTION BRETONNE.
Actualité économique et de l'emploi en Bretagne
La France qui refuse de reconnaître les accords internationaux: