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Difenn ar boblañs Vreton
Promoting the Breton people
Défense et promotion de la population Bretonne


ABP

lannÉdito ÉTÉ 2009.

Après le Taol-kurun des Européennes.

Dans un sondage paru 3 jours avant le scrutin du 7 juin, un sondage BVA paru dans Ouest-France annonçait pour la Bretagne 23% pour l'UMP, 22% pour le PS, avec, nous citons, "Une surprise: la liste du Modem emmenée par Sylvie Goulard qui atteignait 16%, devant celle d'Europe Écologie de Yannick Jadot" ... tandis que la liste La voix de la Bretagne en Europe se retrouvait reléguée dans le nirvana des 1% !

On a vu ce qu'il en a été: l'UMP à 28%, Europe-Écologie à 16,5%, tandis que le PS subissait une raclée mémorable et que le Modem avec 8,5% faisait un bide dans une aire géographique considérée comme l'un de ses bastions. Quant à la liste La voix de la Bretagne en Europe, liste que notre organisation avait décidé de soutenir, elle réussissait à rassembler près de 38 000 voix sur l'ensemble de la péninsule. Autre leçon de ce scrutin: 3 bretons sur 5 ne se sont pas déplacés pour voter. Ainsi les instituts de sondage dont on nous rabat tant les oreilles avant chaque scrutin se sont-ils une fois de plus magistralement plantés.
Un examen plus approfondi de ces résultats amène d'ailleurs à rendre ces chiffres moins glorieux compte tenu du nombre impressionnant des abstentions (60%). Dans ce cas de figure l'UMP se retrouve à 11.2%, les Écologistes à 6.6%.

Cette percée spectaculaire des Écologistes ne doit pas occulter le fait que certaines de leurs positions sont nocives pour les intérêts bretons. Ainsi lors du meeting tenu à Sant Nazer, interpellé par l'un des membres de notre bureau sur la réunification, Mr Jadot n'a pas répondu. Autre point de désaccord: l'aéroport de Notre Dame des Landes. Nous sommes pour, considérant qu'il s'agit d'un équipement structurant important pour l'espace breton et qu'il vaut mieux le voir chez nous qu'en région parisienne déjà suréquipée. Europe-Écologie y est violemment hostile. On ne saurait aussi ignorer l'écotaxe sur le transport par camions issu du Grenelle de l'environnement. Nous y étons hostile en rappelant que les 4 voies bretonnes devaient rester gratuites. L'ardoise d'abord évaluée à 120 millions € par an serait finalement ramenée à 58 millions € annuels. Ce résultat ne peut être que pénalisant pour la Bretagne. Quant à la crise du lait, on aura noté le silence sidéral sur la part de Mr Jadot et de ses amis. Enfin il est permis de s'interroger sur la réalité de la création de 10 millions d'emplois en 5 ans, annonce phare du programme de Europe-Écologie.

Ses résultats néanmoins, c'est incontestable, vont obliger les états majors politiques à revoirs leurs "logiciels" pour les régionales 2010.
La cause bretonne est bien sur concernée. La rentrée au Conseil Régional de notre courant politique est conditionnée par la réussite d'un large rassemblement capable de négocier un partenariat dans une alliance électorale crédible, condition indispensable du succès. Lors d'une réunion tenue à Kaodan [56] le 15 Mai dernier, notre organisation s'est déjà engagée dans cette voie en créant avec le Parti Breton une Structure de Liaison Permanente. Elle sera composée de 6 membres (3 par organisation) avec pour objectif principal: la préparation des Régionales 2010. Nous demandons aux adhérents désireux d'en faire partie de présenter leur candidature auprès du secrétariat dans les plus brefs délais étant donné que la première réunion de travail est prévue pour le tout début Septembre. C'est le point de départ d'un processus qui doit motiver dans l'action tous les militants et sympathisants sincères, et ils sont largement majoritaires, que désespéraient l'éparpillement des forces en chapelles et coteries concurrentes.

An Dibikouzer

lannCommuniqué Juin 2009.

Direction des Affaires Maritimes

L 'Alliance Federaliste Bretonne / Emglev Kevredel Breizh relève avec étonnement la récente déclaration du Président Jean-Yves LE DRIAN à propos du transfert à Nantes de la direction des Affaires maritimes: "le gouvernement décrète que la Bretagne n'est plus maritime."
De deux choses l'une: ou bien Jean-Yves LE DRIAN fait preuve de démagogie ou bien son comportement est schizophrènique. En effet comment peut-on croire à la sincèrité et à la crédibilité de ses déclarations antérieures sur l'appartenance irréfutable du département de la Loire Atlantique à la famille bretonne ?

Pour l'aider à retrouver la mémoire nous lui rappellerons quelques évidences. Ce département du Sud breton représente 40% du potentiel économique breton; le traffic du complexe portuaire Nantes-Saint Nazer a atteint en 2008 plus de 35 millions de tonnes; l'aéroport de Nantes a vu transiter plus d'un million de passagers; la population de l'agglomération nantaise atteint 500.000 habitantds; l'Université de Nantes fut fondée par les Ducs de Bretagne bien avant celle de Rennes.
Son appartenance au Parti socialiste devrait aussi lui faire se souvenir que la branche bretonne de ce parti fut fondée à Nantes et que l'un de ses membres les plus éminents fut Aristide Briant né à Nantes...etc...etc..

Aussi, tout en reconnaissant bien volontiers que ce déplacement s'est fait sans concertation aucune, nous affirmerons avec force que cette administration n'a pas quitté le sol breton. Nous réaffirmerons aussi que si l'on veut se donner tous les atouts pour jouer un role sérieux dans la partition européenne, la solution est toute trouvée: il suffit de suivre le souhait des populations, maintes fois exprimé, à savoir le respect des limites immémoriales d'une entité bien vivante appelée Bretagne.

lannCommuniqué Mai 2009.

Réuni à Arradon, le 30 Mai 2009, le bureau de l'Alliance Fédéraliste Bretonne / Emglev Kevredel Breizh remercie Monsieur le maire pour l'avoir reçue dans sa commune. En conjuguant harmonieusement dynamisme raisonné et cadre naturel exceptionnel, cette petite cité vénète apparait avec juste raison comme l'une des plus attractives du littoral breton.

Au cours de cette rencontre le bureau a traité des questions suivantes:

  • les élections européennes.
  • le départ de contingents basés en Bretagne pour l'Afghanistan.
  • la situation catastrophique des producteurs laitiers bretons.

Les élections européennes.

Sur le premier point le bureau après avoir constaté les positions ambigües de François Bayrou sur la question régionale, et sa communication trop centrée sur l'anti-sarkozisme, estime cette posture insuffisante pour donner une impulsion nouvelle au renforcement des liens entre la Bretagne et les Institutions européennes.
Quant à la liste Europe-écologie menée par Cohn-Bendit, nous lui trouvons un intérêt pour ses positions claires sur son attachement à l'Europe et à une certaine idée éthique de la politique. Néanmoins il nous semble percevoir un risque de discordance entre ses leaders et une insuffisante affirmation du rôle des régions.

Nos convictions européennes et fédéralistes nous amènent à évoquer la liste "La voix de la Bretagne en Europe" menée par Émile Granville. Nous notons que cette dernière reprend dans son programme trois propositions défendues par l'Alliance: la gestion directe par la région des fonds européens, le renforcement de l'Europe des peuples sur le modèle fédéral et l'application en Bretagne de la Charte Linguistique Européenne. Ce sont là trois mesures concrètes qui, en rapprochant les citoyens et les peuples du cœur du système européen, donneront un nouvel élan démocratique à la construction d'une Europe plus respectueuse des diversités économiques, sociales et culturelles.
Compte tenu de ce qui précède, les électeurs, soucieux de défendre au mieux les intérêts bretons, donneront un signal fort en votant pour cette liste.

Afghanistan.

Nous nous déclarons hostiles à l'envoi en Afghanistan de nouvelles troupes basées en Bretagne tout particulièrement [éléments du 3ème RIMA de Vannes et du 11ème RAMA de la lande d'Ouée]. Depuis plus de 7 ans les occidentaux mènent dans cette partie du monde une guerre dont on ne voit pas l'issue, guerre qui se présente sous la forme d'une guerilla analogue à la guerre d'Algérie sur le mode puissance 10. Nos stratèges devraient garder en mémoire que ni les Britanniques au cours du 19ème siècle ni l'armée soviétique dans la seconde moitié du 20ème siècle n'ont été en mesure de soumettre les peuples d'Afghanistan. Quelque soit la valeur éthique des troupes engagées, on ne fait pas le bonheur des peuples les armes à la main. Ce conflit, mené en catimini de l'opinion publique, contribue à donner une image négative du monde occidental dans le monde musulman et ne peut qu'entretenir fanatisme et préjugés entre nos civilisations respectives.

La crise du lait.

L'urgence pour la Bretagne n'est pas tant de savoir s'il convient ou non de mettre des portiques à l'entrée des lycées et collèges -nous ne sommes pas en région parisienne- mais bien d'assurer aux milliers de producteurs de lait des revenus décents. La Bretagne, avec son potentiel économique supérieur à celui de 20 pays européens ne s'en sortira qu'en se dotant des pouvoirs de décision lui permettant de discuter directement avec Bruxelles. Les producteurs bretons auront, le Dimanche 7 Juin, l'occasion de signifier par leur vote qu'ils ne se contenteront pas de promesses.

Saint Patrick à New York

[Mars 2009]

Bravo aux sonneurs du Bagad Sant-Nazer et aux Bretons de New-York pour la belle image de la Bretagne qu'ils ont donné à nos amis de New-York City à l'occasion de la parade de la St-Patrick le 17 mars 2009. Les communautés irlandaises et bretonnes ont montré à cette occasion la force de l'identité de ses deux nations celtes. Cette volonté de faire partager la culture celtique avec les habitants de la grosse pomme ne peut trouver qu'un large écho dans une ville connue par sa richesse multiculturelle.

New York

Les Nazairiens présents à New-York pouvaient avoir une légitime fierté à voir leur Bagad défiler sur la 5ème Avenue derrière le Gwenn ha Du et le drapeau de Sant-Nazer créé par le CREDIB.

New York

LannLA POLITIQUE DU CONSEIL REGIONAL

[Mars 2009]

Le rapport "Parler Breton au XXIe siècle" de Fañch Broudig va bientôt paraître. Un rapport qui nous annonce que la Bretagne a perdu 28% de ses locuteurs du breton en 10 ans. Comme s'il s'agissait d'une surprise ! Régulièrement, avec une délectation morose incomparable, Fañch Broudig nous gratifie de ses statistiques et de ses "analyses scientifiques", nous annonçant le déclin irréversible de la langue bretonne. Notre grand savant, devenu apparemment l'inspirateur intellectuel du Conseil Régional, éprouve une jouissance morbide à régler ses comptes avec le Mouvement Breton jusqu'au dernier souffle, dans la lignée des "intellectuels républicains" du début du XXe siècle, comme le franc-maçon Yves le Febvre, la sincérité et le talent en moins.

La question, à nos yeux, n'est pas de savoir quelle est la valeur de ses prophéties. La seule question que je me pose est de savoir quels objectifs veulent atteindre les actuels responsables politiques à la tête de l'exécutif régional en matière de culture bretonne. Sur ce point, nous ne sommes pas en mesure d'apporter une réponse catégorique. D'un côté, nous savons gré à Jean-Yves le Drian d'avoir permis que soit épongée la dette de Diwan, assez rapidement après la victoire aux élections de la coalition opposée à Josselin de Rohan. Et la dernière proposition d'accorder des bourses aux étudiants qui s'inscrivent en master de breton va également dans le bon sens, à condition que cette proposition soit avalisée par les membres du Parti Socialiste. Mais de l'autre, la politique linguistique adoptée par le Conseil Régional n'est pas exempte d'ambiguïtés.

  • Faut-il rappeler que les subventions octroyées aux différentes organisations culturelles bretonnes ne sont pas équitablement réparties ? Certaines organisations comme Emglev Breiz se taillent la part du lion sans aucun rapport avec leur représentativité réelle.
  • Faut-il rappeler la Grande Parade folklorique sur les Champs Elysées, qui coûta très cher mais dont les résultats nous paraissent bien minces ?
  • Et surtout, le projet qui se dessine de subordonner totalement les organisations culturelles aux décisions des politiques et de ne leur accorder qu'un pouvoir consultatif ne laisse pas d'être inquiétant. À tel point que logiquement nous pourrions affirmer que le destin d'une authentique et vivace vie culturelle bretonne est définitivement compromis.
  • Autre paramètre fondamental, pour être efficace une politique linguistique ne peut se permettre de faire l'impasse sur les outils audiovisuels de masse: TV, Radios, Internet. Or reconnaissons que dans ce domaine le Conseil Régional n'a rien entrepris de révolutionnaire. Sans vouloir trancher entre les partisans d'une TV nationale bretonne et les promoteurs de la Télé Internet [débat qui avait été lancé lors d'une table ronde à l'automne à Carhaix], il faut bien admettre que la situation présente place les Bretons loin derrière les Gallois, les Catalans ou les Basques. Idem, pour la Radio.

Alors devons nous souscrire à l'idée que le destin de la langue bretonne est définitivement scellé, la politique de l'actuel Conseil Régional consistant à pratiquer, dans des conditions de confort certes non négligeables, " l'accompagnement thérapeutique du mourant " ? Nous ne le pensons pas pour les deux raisons suivantes.:

D'abord, c'est un fait réjouissant de constater que de plus en plus de Bretons sont conscients que, avec leur langue, ils détiennent un trésor inestimable, dans la mesure où elle nous transmet une grande richesse d'humanité. C'est le cas de toutes les langues d'ailleurs, comme nous le rappelait admirablement Jean-Marie Le Clézio, dans son discours du Prix Nobel.
Ensuite, non seulement beaucoup de Bretons sont conscients des enjeux, mais ils sont déterminés à mettre leur intelligence et leur cœur au service de leur langue et de son développement. Il faudra, n'en doutons pas, beaucoup d'énergie, de persévérance, de solidarité pour parvenir à nos fins. Mais des Bretons conscients et déterminés sont capables de déjouer les ruses et les perfidies des Grands Serviteurs de l'État, et des farouches partisans du monoculturalisme. Ils sont aussi capables de prendre le chemin inverse suivi par les pratiquants du masochisme et les adeptes du renoncement. Aussi appartient-il à toutes celles et à tous ceux qui partagent cette conception dynamique de notre pays de joindre leurs efforts pour l'incarner et la mettre en oeuvre au sein du futur Conseil Régional.

Fañch Digasoni.

PluennLettre Mars 2009

En réaction au sondage outrageusement "orienté" présenté dans Ouest-France du 8 mars et suite à l'éditorial de son directeur voulant nous faire accroire à l'intérêt du statut-quo, l'heure est à l'action. Aussi voici la teneur du courrier que nous venons d' envoyer à M Jean Yves BOURRIAU, Président de Bretagne Réunie.

Monsieur le Président,

En préalable à la réunion du 15 mars prochain à la Maison du Temps Libre à Saint Herblain (44), nous vous prions de trouver ci-dessous nos deux propositions pour engager au plus vite le processus de réunification de la Bretagne.

  • Que soit organisée une consultation populaire pour la réunification sur les territoires de Loire Atlantique et de La Bretagne B4 érigés en circonscriptions de vote.
  • Que l'agglomération nantaise ait un statut spécifique s'inspirant de celui des villes-laender comme Hambourg ou Brême.

Par ailleurs, devant la montée des oppositions de toutes sortes, les unes clairement exprimées [maires de Nantes et de Rennes, le "baron" Auxiette], les autres plus biaisées présentées par le journal Ouest-France, il apparait urgent de regrouper toutes les forces qui à des degrés divers se sont engagées dans le combat pour la réunification. C'est pourquoi nous suggérons qu'elles installent un Comité de lutte dans lequel elles siègeront de façon paritaire afin de défendre, devant l'opinion publique, et de présenter au gouvernement les deux propositins ci-dessus.

lannÉdito Autômne Hiver 2008-2009

En vue: 2009 et ...au delà, les Régionales.

Tout au long de l'année écoulée notre mouvement a fait preuve de ténacité et d'endurance tant par la régularité des réunions du bureau que par le suivi de l'actualité, ce qui c'est traduit sous la forme de déclarations sur des sujets aussi variés que le travail le dimanche, la modification de la constitution française, notre positionnement lors des municipales ou le discours de Sarkozy devant l'Assemblée des maires, pour prendre quelques exemples. Il faut croire que nous avons parfois fait œuvre de pionniers puisque certains groupes ou individualités ont marchés sur nos traces comme le démontre les cartons jaunes -disprizioù- attribués par un jury de journalistes lors de l'enregistrement à Pontivy de la 22ème édition de Webnoz. Certaines de ces prises de position risquent de toujours faire l'actualité, malheureusement, en 2009.

L'exemple le pus récent en est l'entêtement du gouvernement à imposer une éco-taxe sur le transport routier breton, pénalisant ainsi gravement notre économie. De la même façon que sous le règne de Louis XIV, la multiplication des taxes sur individus et produits avait entraînée la ruine de l'économie bretonne aboutissant ainsi à la révolte des Bonnedoù Ruz, de même à notre époque le ministre d'État Jean-Louis Borloo, la "coqueluche de bobos", veut imposer sur le transport breton de nouvelles charges sans rien entendre des arguments développés par les transporteurs et élus bretons. Le virevoltant ministre s'abrite sentencieusement derrière le principe "d'égalité des citoyens devant la loi" pour refuser toute allègement pour notre pays. Et pourtant Borloo s'est bien gardé de protester "au nom de l'égalité des citoyens devant la loi" lorsque le Sénat, dans la nuit du 9 au 10 Décembre dernier, a supprimé la taxe sur le recyclage du papier pour les entreprises implantées dans son fief électoral. Manque à gagner pour l'État: 10 millions d'€. Pas grave ! On récupérera tout cela chez les bretons. C'est ce que l'on appelle le fait du Prince.

Dès Avril 2008 nous avions dénoncé cette éco-taxe, et notre bureau a renouvelé son désaccord en Décembre à Guéméné sur Scorff. En dernière minute: il serait question de diminuer de 25% cette taxe pour les départements dits "périphériques". Raison de plus pour accentuer la pression car il y a là une flagrante désinvolture envers notre Nation bretonne.
Nous écrivons bien Nation bretonne parce que c'est aussi une manière de positionner clairement notre combat, tout en assumant un double choix: choix du dialogue ferme mais non violent, choix de l'ouverture aux autres en luttant aussi pour une Europe fédérale. Les membres du bureau ont voulu clarifier nos ambitions pour une nouvelle gouvernance bretonne sous la forme d'un document synthétique en 10 points que l'on trouvera dans ce numéro 19 de Eskemm. Chacun doit avoir à cœur de le faire connaître. C'est ce même document que nous avions fait parvenir au "Comité pour la réforme des collectivités locales" présidé par Édouard Balladur. Le 12 Janvier, dans une missive courtoise, il nous assurait en avoir pris bonne note. Ce même document nous servira aussi de canevas pour préparer notre programme d'action régionale.

Dans cette année 2009 auront lieu les élections européennes. La complexité du mode de scrutin pour celles-ci doit nous faire admettre que monter une liste autonome apparaît comme problématique. Ceci n'exclut pas pour autant notre présence dans le débat. Notre objectif est d'agir auprès du courant de pensée que nous avons côtoyé lors des municipales.

Les élections régionales de 2010, peut être repoussées à 2011, seront de toute autre intérêt et il est indispensable que nous soyons sur les rangs. Pour ce faire une trésorerie à la dimension de l'enjeu sera l'un des éléments clefs du succès. Pour la première fois dans son existence l'AFB-EKB débute l'année nouvelle avec quelques réserves mais c'est loin d'être suffisant*. Aussi chaque adhérent, chaque sympathisant doit-il, dès maintenant, se sentir concerné pour conforter nos moyens logistiques.

Hep arc'hant, galloud ebet, hep galloud, Breizh ebet. Neuze, deoc'h c'hwi da c'hoari.

An Dibikouzer

*Budget "basique" pour les Régionales: 30 000 €

lannCommuniqué Janvier 2009

L'ingérence intolérable d'un cadre administratif dans un champs de compétence qui n'est pas le sien.

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh estime que l'argumentation, développée par "La Poste", en la personne de son directeur de la zone Ouest Bretagne -M.Yves Amiard- pour inciter les communes bretonnes à donner des noms de lieux français plutôt que bretons, relève de la mauvaise foi. Pourquoi, en effet, une apostrophe poserait-elle un problème en breton et pas en français ? Ceci n' a aucune justification. On pourrait d'ailleurs se demander comment font les autres postes européennes pour résoudre des questions graphiques, quelques fois autrement ardues !
En vérité la Poste, si elle persistait à agir ainsi, sortirait de son champs de compétence, contredirait la législation européenne sur la protection des langues minoritaires et bafouerait sa mission de service publique.
C'est donc aux services publics et aux machines de s'adapter à la réalité culturelle et humaine des populations qu'ils sont sensés servir.

La Bretagne regorge de techniciens et d'ingénieurs talentueux et il n'est pas à douter qu'ils se feraient un plaisir de résoudre élégamment ce faux problème qui n'existe pas chez nos voisins européens.

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh demande aux communes de ne pas céder à ce genre d'incitation qui porte atteinte à la singularité bretonne et contribue à la déplorable banalisation de notre environnement.

lannCommuniqué Janvier 2009

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh apporte son soutien aux 6 jeunes militants nantais qui ont été mis en examen parce qu'ils auraient fait des inscriptions en faveur de la réunification de la Bretagne.

L'AFB-EKB tient à faire remarquer que ses évènements sont la résultante d'une attitude anti-bretonne de certains responsables de Loire-Atlantique et des soi-disants Pays-de-la-Loire.
En effet à plusieurs reprises il a été démontré que la population de ce département souhaitait retrouver la famille bretonne.
De la même façon les dirigeants des 4 autres départements bretons se sont clairement déclarés pour cette réunification.

L'AFB-EKB a d'ailleurs envoyé un document à M. Balladur, document en 10 points qui réaffirme entre autre la nécessité de revoir les découpages régionaux actuels et plus particulièrement de procéder à la réunification des cinq départements bretons.

L'AFB-EKB continuera à se tenir aux cotés des militants qui défendent cette cause.

lannCommuniqué Décembre 2008

ICB, éco-taxe, Nantes, travail le Dimanche

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh s'est réunie à Guéméné-sur-Scorff le 29 novembre (Mor-bihan).
À l'issue de cette journée de travail elle a pris position sur les points suivants :

  • le devenir de l'Institut Culturel de Bretagne ;
  • le travail le dimanche ;
  • le projet d'éco-taxe sur les 4 voies bretonnes ;
  • le discours de Nicolas Sarkozy devant l'assemblée des maires de France.

Sur le premier point, consciente que cette structure (ICB) a été affaiblie sous la présidence de Josselin de Rohan, elle suit avec attention les projets de restructuration la concernant. Sans faire de procès d'intention à l'actuelle présidence de la région, nous considérons que la priorité, pour préserver l'avenir de cette institution, consiste à garantir une indépendance complète de gestion et d'élaboration de projets pour l'ICB.

Sur le deuxième point, notre formation est hostile à une loi ouvrant la porte au travail le dimanche. Nous nous référons à la bonne tradition bretonne : "Labour zul, labour nul."

Éco-taxe sur les 4 voies bretonnes. Nous nous insurgeons contre cette décision prise au niveau parisien. Quid d'une éco-taxe sur le réseau périphérique parisien et francilien ? Y aurait-il volonté de pénaliser la Bretagne ?

Discours du président Sarkozy devant l'assemblée des maires de France. L'AFB-EKB note avec intérêt que le Président entend faire bouger les lignes sur deux aspects essentiels du fonctionnement de l'État en France.
Première interrogation sur l'empilement inutile et couteux des multiples structures administratives en temps de crise.
Seconde interrogation sur la non pertinence de certaines limites régionales actuelles. Et de prendre en exemple le cas de l'Alsace, de la Normandie et de la Bretagne. Pour ce qui concerne cette dernière, notre mouvement a élaboré un document sur les deux facettes du problème, citées plus haut. Il se présente sous la forme de "Dix propositions pour une nouvelle gouvernance bretonne." C'est ce document que nous adressons à la commission présidée par Monsieur Balladur et au secrétariat de l'Élysée.

lannL'Europe à la française

Interrogeons nous sur l'étrange fièvre qui s'est emparée d'un certain milieu politique français à la suite du "Non" irlandais à la version du "traité" simplifié de l'Union proposée par Nicolas Sarkozy. La France, consubstantiellement, serait-elle malade de l'Europe, elle dont l'hymne "national" appelle avec autant d'insistance, deux ents ans après la période révolutionnaire, à répandre dans on ne sait quels sillons le "sang impur" de nos partenaires européens?

Le "NON" irlandais qui ne cesse de faire des vagues et qui conduit la Présidence française à s'agiter, me conduit à jeter un regard rétrospectif sur l'origine de la construction européenne et à évoquer quelques souvenirs de jeunesse qui m'avaient profondément marqués.

Je me souviens du débat portant sur la ratification de la CED, débat qui n'avait plus rien à voir avec le projet originel. Ceux-ci voulaient réaliser une Europe politique voulaient créer véritablement la Communauté européenne, en imposant l'idée d'un intérêt commun supérieur aux intérêts de chaque pays. On pourrait lire à ce sujet le discours de Robert Schumann du 9 Mai 1950, lorsque, dans le salon de l'Horloge du ministères des affaires étrangères, il tendait la main aux Allemands et proposait de mettre en commun la gestion des ressources minières de pays en guerre quelques années plus tôt. Ce qui aboutit, comme on le sait, à la ratification de la CECA.

La véritable nature de l'État français et le nationalisme qui lui est consubstanciel allaient apparaître au moment de la ratification du traité de la CED. Le texte fut rejeter le 30 Août 1954. La France, dernier pays à ratifier la CED, le faisait capoter. Le grand rêve d'une Europe politique rencontrait dès l'origine l'opposition radicale de la France: les cinq autres pays de l'Union ratifiaient le traité; la France seule le rejetait. Je suis intimement persuadé que cette opposition française a pesé lourdement sur le destin de la construction européenne et a déterminé par la suite le cours des choses. La question se pose alors de savoir pour quelle raison on est confronté constamment à cette "exception française". Pourquoi dès l'origine la France a bloqué le processus de l'intégration européenne? J'introduirais deux facteurs explicatifs: un facteur idéologique et un facteur historique.

Facteur historique

Je pense, contrairement à la plupart des gens, qu'il n'existe pas de Peuple français. La France n'est pas un Peuple mais une cntruction administrative, une réalisation politique artificielle. La France est l' œuvre de l'État. C'est la raison pour laquelle elle est en permanence hantée par le spectre de sa désagrégation. Comme s'il fallait conjurer je ne sais quelles forces maléfiques mettant sans cesse en danger la "cohésion nationale". Que l'on ne s'étonne pas que sa visée, à l'intérieur de ses frontières, est de laminer les cultures et les langues dites régionales et, concernant le processus européen, d'entraver tout ce qui pourrait porter atteinte à la souveraineté de l'État. I est clair à mes yeux que l'Italie ou l'Allemagne n'ont pas le même rapport à leurs communautés intérieures ni à l'Europe. Pourquoi? Tout simplement parce que la Nation a préexisté à l'émergence de l'État. Il s'agit d'une communauté civilisationnelle qui, au XIXs a débouché sur une organisation étatique. Je n'irai pas soutenir que Bismark et Cavour ne sont que des épiphénomêènes; il est sûr qu'ils ont joué un rôle déterminant dans la construction de leur Nation, mais en aucun cas on ne saurait assimiler leur action à celle de Louis XI, Louis XIV, des Pères de la Révolution, de Napoléon et des diverses Républiques qui se sont succédées jusqu'à nos jours. En raison de son histoire, la France est statocentrique. Ce type de réflexe émerge constamment dans le discours français et dans les choix fondamentaux des hommes politiques vis-à-vis de l'Europe. Rappelons-nous de Gaulle: quel grand tort ne fit-il pas à l'idée européenne en se moquant, durant les années 60, des "sauts de cabri" des partisans de l'union (Il ne suffit pas de dire l'Europe! l'Europe! l'Europe!). Et cette attitude persiste de nos jours non seulement chez ceux qui ne sont pas opposés au traité constitutionnel, mais encore chez ceux qui préconisaient le "oui à l'Europe". Tout récemment, au moment où était évoquée la possibilité de concentrer toutes les structures institutionnelles à Bruxelles, au nom de l'efficacité de fonctionnement, Bernard Poignant, le maire de Quimper s'y oposait nettement. Alors que Jean Monnet dès le début voulait un centre unifié comme "symbole unitaire", Poignant, lui, préfère le symbole de la fragmentation:
L'Union Européenne, déclare-t-il, n'est ni un État ni une Nation. Elle unit des peuples. Elle n'est pas un peuple"(Le Monde du 12/09/08).

Facteur idéologique

Ce facteur imprègne si profondément la mentalité française. Ce que l'on appelle communément le "messianisme français", et qui éclate particulièrement dans les grandes commémorations comme le bicentenaire de la Révolution ou les grandes parades du 14 Juillet. Ou dans les diverses variations sur la Patrie des Droits de l'Homme. La France est censée apporter au monde une nouvelle Révélation qu'elle doit diffuser dans le monde entier. Bref, la France est "exception", elle a une vocation universelle. C'est à la lumière de l'idéologie française que l'on peut comprendre la politique que mena De Gaulle à l'égard de l'Europe. À ces yeux, l'Europe n'a aucun sens si elle n'est pas française, si elle ne permet pas à la France d'imposer sa domination. Dans cet esprit, la France a un rôle dirigeant à mener, tout simplement parce qu'elle est la France. "Notre action vise à atteindre des buts qui, parce qu'ils sont français, répondent à l'intérêt des hommes", déclarait-t-il. Et l'on pourrait citer les divers présidents qui lui ont succédé.
Pompidou: "La France doit jouer le rôle de l'Europe" (et non un rôle en Europe).
Mitterrand: "Cet indéfinissable génie qui permet à la France de concevoir et d'exprimer les besoins profonds de l'esprit humain"
Giscard: "La biologie profonde du peuple français en fait un groupe à part, à jamais distinct des autres peuples et destiné à devenir une élite pour le monde"
La liste est loin d'être exhaustive.

Bien entendu, je suis incapable de rendre compte des diverses raisons complexes et contradictoires qui ont dicté le non "irlandais". Mais le malaise est bien plus grave. Indéniablement, c'est l'ensemble du continent qui est saisi par le doute européen, cette maladie de langueur que la France lui a transmise dès l'origine. Ceux qui ont conçu ce projet étaient des visionnaires, des personnages qui avaient l'Europe chevillée au cœur et à l'intellingence. Mais les responsables politiques français ont vite refusé l'avènement d'une Europe politique. Le nationalisme de l'État français ne se borne donc pas à vouloir éradiquer notre culture, il se caractérise aussi par ses grandes capacités de nuisance par rapport à la construction européenne. Le non irlandais, que les français voudraient annuler avec leur arrogance coutumière, trouve là, non certes son explication, mais certainement son origine.

lannCommuniqué Juin 2008

Péage des autoroutes bretonnes:la position de l'AFB-EKB.

L'AFB-EKB se déclare catégoriquement opposée à toute taxe sur le réseau routier breton que ce soit pour les camions ou pour les véhicules particuliers.
Elle rappelle que toutes les forces politiques bretonnes de l'époque s'étaient déja prononcées pour la gratuité du réseau compte-tenu de la position excentrée de la Bretagne.
Cette taxe instituée par un état déjà champion d' Europe dans ce domaine, constituerait un véritable hold-up sur le dos de l'économie bretonne.
Par contre nous sommes partisans de l' amélioration conséquente du réseau ferroviaire et maritime.

pluennLettre au député Marc Le Fur

Cher Monsieur Le Fur,

Il est en effet CONSTERNANT de lire et d'entendre les déclarations de gens comme Michel CHARASSE, MELENCHON et consorts. On ne connait que trop leurs diatribes et leurs obsessions qui ne font qu'entretenir le peu d'estime que l'on a pour eux dans les milieux attachés à la construction une Europe solide fondée sur la solidarité et la diversité.
Mais il faut avouer que la déclaration de Madame la Présidente de l'Académie Française, personnalité jusqu'ici respectée pour son œuvre et son talent bien au delà de l'Hexagone, abasourdit tout le monde et il est fort à craindre que ses effets négatifs se feront sentir tant pour sa personne que pour la vision de la France à l' étranger . À un moment où l'UNESCO vient de déclarer l'année 2008 année de la préservation du patrimoine linguistique mondial, Madame Carrère d' Encausse se place au mème niveau-peu flatteur- que les extrèmistes flamands , les tenants de la mort de la civilisation tibétaine ou encore du nationalisme turc.
Il est à craindre qu'un tel comportement ne renforce les rangs de ceux qui ne croient que dans le rapport de force et jugent qu'établir un dialogue est peine perdue.

Vous avez, Monsieur le Député, ouvert la voie à une solution sereine et décomplexée de ce sujet. Il reste maintenant à inclure dans une loi les dispositioins pour assurer la pérennité de ces langues. Nous tenons à vous dire notre souhait de poursuivre le travail entamé avec vous pour abouitir à un résultat positif.

Recevez, Monsieur le Député, nos amicales salutations.

pluennLettre

À Mrs les Députés-Maires Jean Marc Ayrault et René Couanau.

Messieurs les Députés-Maires,

Par un article paru dans le journal "Le Marin" nous avons appris que Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, voulait réformer les écoles de la marine marchande, ce qui en soit n'a rien de scandaleux. Malheureusement il n'en reste pas là et sous le prétexte de leur donner un nouveau statut, après avoir enterré le statut régional créé par Raffarin, il est prévu de fermer purement et simplement les écoles de Saint Malo et de Nantes.

Ainsi la Bretagne, qui fournit plus de 60% des navigants de l'hexagone et dont on se plaît à vanter en haut lieu "la vocation maritime", se trouverait-elle amputée des deux écoles d'Hydro qui lui reste, à un moment où le traffic maritime international connait un développement sans précédent.
Nous trouvons ces projets scandaleux et dans le cas où ils venaient à se réaliser on pourrait parler de politique de "déménagement du territoire".

Perspective d'autant plus inadmissible que la Bretagne a déjà investit des sommes conséquentes pour l'amélioration dans les équipements de ces écoles. De récentes éditions du "Télégramme" et de "Ouest-France" ont fait connaître les réactions très négatives de M. le Député-Maire de Saint Malo et de M. Jean Yves Le Drian sur ce dossier. Mais il nous semble qu'il faut aller au delà des simples protestations.
C'est pourquoi nous vous demandons, Messieurs les Députés-Maires, d'entreprendre une démarche commune auprès du gouvernement sur cette affaire. Nous pensons, que au delà de vos sensibilités politiques respectives, vous aurez à cœur de défendre l'avenir du monde maritime breton tout en rendant hommage à son glorieux passé.

Veuillez agréer Messieurs les Députés-Maires, en mon nom et au nom de nos adhérents et sympathisants, nos salutations distinguées.

lannCommuniqué Avril 2008

Fermeture des deux écoles hydrographiques de Saint Malo et de Nantes

L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh s'insurge contre le projet de fermeture des écoles hydrographiques de Saint Malo et de Nantes, comme annoncé dans un récent article du journal "Le Marin".
Ainsi la Bretagne dont on vante en haut lieu et à toute occasion "la vocation maritime", va devoir envoyer ses futurs marins en formation à Marseille ou Le Havre. Il y là un "déménagement du territoire" que nous jugeons inadmissible dans un temps où le traffic maritime connait un boom sans précédent. L'AFB-EKB demande aux députés maires de Saint Malo et de Nantes d'interpeller le gouvernement sur cette affaire. Elle convie les organisations de marins, les élus du littoral, les organisations politiques bretonnes et toutes les personnes qui se sentent concernées, à la contacter dans le but de se concerter pour s'assurer de la pérennité de ces deux établissements.

lannCommuniqué Mars 2008

Support for the tibetan people.

The AFB-EKB condemns the repression being exercised on the tibetan people. For over 50 years, the latter has been fighting - under the Dalai-Lama's high moral authority - non-violently to conserve its physical and spiritual existence.

The AFB-EKB is adressing, both to the exiled tibetan government and the Dalai-Lama, assurances of their solidarity. Since it is closely joined to the chinese province of Shan Dung, Brittany cannot close its eyes to this situation. The breton people, being also a minority, is all the more concerned. Also, the AFB-EKB demands that President Jean-Yves Le Drian makes Bretons reprobation known to the chinese government and that Bretons wish to see tibetan people's rights respected.

Soutien au peuple tibétain.

L'AFB-EKB condamne la répression qui s'abat sur le peuple tibétain. Depuis près de 52 ans ce dernier lutte -sous la haute autorité morale du Dalaï-Lama- par la non-violence pour conserver son existence physique et spirituelle.

L'AFB-EKB adresse au gouvernement tibétain en exil et au Dalaï-Lama l'assurance de sa solidarité. Parce qu'elle est jumelée à la province chinoise du Shan Dung, la Bretagne ne peut rester indifférente à ces évènements. Le peuple breton en temps que peuple minoritaire est lui aussi concerné. Aussi l'AFB-EKB demande t-elle au président Jean Yves Le Drian de faire part aux autorités chinoises de la réprobation bretonne et de notre souhait de voir les droits du peuple tibétains respectés.

lannM Balladur répond à l'AFB-EKB

Octobre 2007

Dans un récent courrier, M Balladur, Président de la commission pour la rénovation de la constitution française, se dit d'accord pour examiner les propositions élaborées par notre parti et présentées lors d'une conférence de presse à Auray le 15 Septembre dernier. Le bureau de l'AFB-EKB se félicite de cette nouvelle.
Ces propositions, au nombre de 17 et qui concernent aussi bien les modifications à apporter aux institutions françaises que la Bretagne proprement dite, seront donc adressées à la Commission et diffusées auprès des médias et à certains organismes qui militent pour le bien commun de la population bretonne. Le détail de ces propositions sera aussi consultable sur le site internet de l'AFB-EKB.

Propositions au comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, sous la présidence de Mr Édouard Balladur

    Constitution française, stricto sensu.
  1. Le Sénat est transformé en Chambre des représentants des Régions qui les nomment et les révoquent. cf. Bundesratt allemand.
  2. Election des députés à la proportionnelle.
  3. Nul ne peut cumuler un mandat regional avec celui de député au Palais Bourbon ou au Parlement européen.
  4. L'Assemblée des députés est responsable de son ordre du jour.
  5. Il y a droit au referendum quand 4 régions ou 1/2 million de personnes en font la demande.
  6. La République française protège les minorités linguistiques par des mesures spécifiques. (Convention de San Francisco, recommendations de l'UNESCO, Charte des Droits Fondamentaux de l'Union Européenne Article 22).
  7. Le français est la langue officielle sur tout le territoire. Les autres langues seront aussi officielles dans leurs territoires où elles sont parlées. cf. Norvège(nynorsk, same), Espagne(basque, catalan, galicien).
  8. La République française ratifie la Charte Européenne des Langues "dites minoritaires".
  9. Bretagne.
  10. Le droit à l'expérimentation est reconnu à la Bretagne.
  11. Réunification: retour de la Loire Atlantique dans l'ensemble breton. (40% de l'économie bretonne); l'agglomération nantaise aura un statut spécifique1.
  12. Suppression des superpréfets et préfets. Remplacés par une commission mixte délégués du gouvernement-élus régionaux qui se réunira tous les 3 mois. Chargée du suivi des relations État-Région.cf. Italie où les rencontres sont mensuelles.
  13. Le Conseil régional sera composé pour les 2/3 de membres élus de façon directe et pour 1/3 au niveau des conseils de Pays.
  14. Renforcement du rôle des Conseils de Pays.
    (les points 4 et 5 visent à une simplification des échelons de décision en favorisant la montée en puissance de la Région, sur le modèle de ce qui existe ailleurs chez nos partenaires européens)
  15. Fiscalité: 60% des impots perçus sur le territoire breton y restent.( 46% actuellement).cf. Communauté Autonome Basque.
  16. La gestion des fonds européens est confiée à la région.cf. Alsace
  17. Le Système éducatif est régionalisé, ce qui permet l'intégration, entre autres, de l'enseignement de la langue bretonne.
  18. La politique de l'environnement et du développement durable sont confiés à la région: gestion de l'eau, prospective énergétique, gestion du littoral et des espaces protégés ( Conservatoire du littoral).cf Ecosse
  19. Régionalisation du système de santé et de protection sociale sur le modèle alsacien.(non déficitaire).
  20. Élection des représentants au parlement Européen dans le cadre régional ou européen.

lann50 mesures pour la Bretagne - Horizon 2010

50 mesures, à la fois ambitieuses et pragmatiques, les constituants d'un projet que l'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh entend faire connaître et mettre en œuvre à l'horizon 2010 dans le cadre d'une Bretagne «Intégrale».[lire la suite...]

lannDe Françoise Morvan à Marine Le Pen en passant par Hubert Coudurier

Vous savez tous que Françoise Morvan, comme les Erinyes des tragédies grecques, poursuit inlassablement le mouvement breton et, comme beaucoup d'autres idolâtres, sacrifie allègrement le Peuple Breton sur l'autel de la République. Elle est présente sur tous les fronts, elle est à l'affût de tous les combats, afin de permettre à l'Indivisible vacillante de garder un minimum de vigueur. C'est ainsi qu'elle a été la première à s'en prendre à la bretonnisation des panneaux routiers en pays gallo. Pensez donc, une zone qui, depuis des siècles, (depuis Clovis j'imagine), a parlé un dialecte de langue d'oïl, une région exclusivement de culture française, (où la toponymie n'évoque en rien la langue bretonne!), oser introduire le bilinguisme dans un tel sanctuaire, quel sacrilège ! Je n'insiste pas sur les sarcasmes gorgés d'une haine inextinguible que déverse sur les militants bretons ce porte-drapeau du jacobinisme politique, notamment sur l'association vannetaise Bemdez.

Depuis quelques jours, nous avons pu constater que Marine le Pen lui emboîte le pas. Plus scandaleux encore, elle "justifie une assimilation violente, demandant à la Bretagne, dit l'auteur du communiqué, de perdre sa culture, sa langue, sa religion pour se fondre en un espace national de référence". Je ne peux, bien entendu, restituer les paroles exactes de Mme le Pen, mais qu'elle invoque la nécessité de l'assimilation et emploie le terme d'assimilation violente, me semble plausible. Nous ne sommes plus habitués à entendre ce langage, parce que nos politiciens ont su depuis longtemps récurer leurs vieux concepts, et se gardent bien de commettre de telles bévues. Mais, nous ne le savons que trop, en haut lieu, tous partagent la même conception de la société, sauf qu'ils tiennent davantage compte du rapport de force. Ils savent bien que l'identité bretonne est forte, assez forte en tout cas pour ne pas supporter un tel langage, et que, chez ces Gaulois fiers et irascibles, de la passivité à la rébellion le pas est vite franchi.
Rien de nouveau sous le soleil, par conséquent, le nationalisme échevelé de Marine Le Pen s'inscrit dans une longue tradition républicaine "à la française" : il s'agit de réaliser la "communauté des citoyens égaux devant la loi" sur les débris de toutes les appartenances culturelles ou ethniques , quelles soient corses, alsaciennes, basques ou bretonnes. Pour qu'advienne cette société idéale, resplendissante de rationalité, l'école de Jules Ferry n'avait pas lésiné sur les moyens. Elle eut recours, elle aussi, à des procédés violents, mais cette violence sait désormais se dissimuler sous le masque de l'idéologie. Disons qu'à la violence de l'agression, celle que préconise Marine le Pen, (la violence du "simbol" à la grande époque des hussards noirs de la République), a succédé une violence plus sournoise, presque invisible, celle de l'oppression : celle de l' article 2 de la Constitution, celle d'un Conseil Constitutionnel arbitrairement nommé, celle des arrêtés ministériels et d'un système administratif implacable (préfet de région, rectorat, inspecteurs d'académie), celle, enfin, d'un discours culpabilisant sur le "communautarisme" et le "repli identitaire", auquel le maître-penseur du Télégramme fait bien évidemment allusion.
Puisque je parle de cette violence masquée, je me dois de rappeler l'admirable discours patelin (un vrai chef-d'œuvre du genre) : celui du Ministre de l'outre-Mer, François Baroin, en réponse à la proposition d'amendement de l'article 2 de la Constitution par Marc Le Fur. Voilà de quelle manière doit parler un homme politique digne de ce nom. Face à des bonimenteurs si talentueux, Marine le Pen fait bien piètre figure.

Communautarisme et désinformation

Évoquant le communautarisme, je signale la raison d'être de cette nouvelle trouvaille étatique. Appliqué au combat que nous menons pour la sauvegarde de notre identité et de notre culture, ce terme peut difficilement revêtir un sens. Pourquoi une communauté humaine défendant son histoire, sa langue, son patrimoine culturel serait-elle stigmatisée de la sorte ? En réalité, l'important, pour nos stratèges politiques, n' est pas de conférer un sens à ce terme, mais de lui assigner une fonction, Dans une campagne de désinformation orchestrée par l'État, ce mot sert désormais de thème mobilisateur. Il n'y a pas si longtemps, nous avions droit au thème : mouvement breton = nazi , campagne qui a culminé avec le film BZH et la focalisation sur la personne de Roparz Hemon : R. Hemon au service de la propagande nazie à radio Rennes (thèse de Ronan Calvez), R.Hemon gestapiste (présence à l'Assemblée nationale " d'historiens", soutenus par les députés Félix Leizour et Alain Gouriou). Actuellement, le nouveau thème concocté par l'État, et qui s'applique à tous les mouvements régionalistes, est celui du communautarisme. Au thème Mouvement Breton = nazi s'est substitué une nouvelle équation : régionalisme = communautarisme. J'ai étudié la technique de la désinformation ainsi que les réseaux occultes qui lui servent de vecteurs. Elle fait partie de l'arsenal inépuisable de la République déclinante. Régulièrement nous aurons affaire à des variations sur ces deux thèmes : tantôt le nazisme génétique du mouvement breton, tantôt la perversion du communautarisme. Hanté par le spectre d'un éventuel effondrement, cet "État-Nation", artificiellement construit sur la négation des nationalités, préfèrera sans doute user de tels stratagèmes à l'avenir, au lieu de procéder aux réformes institutionnelles nécessaires. Que cela ne nous empêche pas de dormir!

Morale et politique

Avant de terminer, je voudrais soulever un problème crucial. Mais je ne pourrai que l'effleurer ici. Quel est, à votre avis, le point faible chez tous ces défenseurs du jacobinisme politique ? Sous quel angle peut-on véritablement les attaquer? Face à quel argument se révèlent-ils infiniment faibles ? C'est sur le plan moral. Ils auront beau invoquer les grands principes républicains, envelopper leurs pratiques ethnocidaires dans le chocolat de la "communauté de citoyens", du "pacte républicain", de la "Volonté Générale"et autres sornettes, nous pouvons toujours leur rétorquer que leurs pratiques sont immorales, voire criminelles : détruire une langue, détruire une culture, c'est détruire des hommes. Le saccage d'une identité collective ne relève pas de la civilisation, mais de la barbarie. On touche profondément à la dignité de l'être humain. Si j'avais le temps, je m' appuierais sur des faits qui peuvent faire l'unanimité : le taux d'alcoolisme breton depuis la première guerre mondiale, et maintenant le taux de suicide qui dépasse de 60% la moyenne française. Des hommes debout transformés en épaves. Et comme la centralisation politique est le moteur essentiel de ce laminage des cultures, ajoutons aussi, quoi qu'en pense M. Coudurier, que le système centralisé est foncièrement immoral : il entraîne trop de souffrances, d'inégalités, d'injustices et de frustrations. Mais restons résolument optimistes. Peut-être arrivera-t-il un jour que quelques hommes politiques lucides et courageux se dégageront de l'armure d'une idéologie désuète, qui confond nationalité et citoyenneté. Il n'est pas impossible que la France de demain se régionalise, et que la République centralisée et jacobine devienne, à l'image des sociétés qui nous entourent, une véritable démocratie, c'est-à-dire un pays où la politique se réfèrera aux principes moraux fondamentaux.

lannPlateformes européennes de déconstruction-décontamination des navires

Suite aux récentes déclarations du maire de Saint Nazaire, l'AFB-EKB rappelle qu'elle s'est déjà prononcée pour l'implantation à Brest de l'une des plateformes européennes de déconstruction-décontamination des navires. Elle considère que le temps presse sinon il est à craindre que le port de Brest et l'anse de Landevennek ne deviennent les sites-poubelles où, sans considération aucune pour l'environnement breton, les épaves seront laissées à l'abandon.

Frammoù diskar-digontammiñ listri en Europa

Da heul diskleriadurioù Maer Sant-Nazer e tegas EKB da soñj ez eo savet a-du evit ma vo diazezet e Brest unan eus ar Frammoù diskar-digontammiñ listri evit Europa. Kavout a ra deomp eo mall ober un dra bennak rak a hent-all e teuio porzh Brest ha pleg-mor Landevenneg da vezañ lec'hioù lastez e-lec'h e vo lezet al listri da vreinañ hep derc'hel kont ebet eus an en-dro.

lannTEKNIVAL: EMBLÈME DE LA SUJÉTION BRETONNE.



La manière dont on a géré en haut lieu l' installation du Teknival dans le pays vannetais illustre de façon caricaturale le fonctionnement des institutions dans notre pays: opacité et centralisme outrancier.
En effet, dans une affaire à dominante cuturelle, le ministère du même nom aurait dû, pour le moins, être concerné!

Seconde interrogation: pourquoi n'y-a-t-il pas eu une consultation avec les autorités régionales?
Est-ce à dire qu' elles ne représentent rien?

Troisième remarque: la population bretonne et avec elle ses élus sur le terrain et les organismes directement concernés [aéroclubs, écoles d'équitation etc..] sont considérés comme quantités négligeables si ce n'est infantilisés. Leur volonté collective et leurs arguments sont ignorés. En un mot ce sont des "sujets" au sens où l'on entendait au temps de la royauté.

Quoi de plus caricatural pour illustrer le fonctionnement autoritaire de nos institutions que la nomination d'un général pour suivre la décision du ministère de l' intérieur avec comme courroie de transmission la préfectorale. Entendons nous, nous avons du respect pour Mme la Préfète mais il faut bien reconnaître que l'on observe en France une évolution des institutions à rebours de ce qui se passe chez nos voisins européens. Alors que chez eux on assiste à une accentuation des diverses formes de régionalisation avec participation accrue des citoyens [dernier exemple en date: le très large statut d'autonomie qui vient d'être appouvé en Catalogne], la "déconcentration" annoncée par l'équipe ministérielle précédente s'est en réalité traduite par des pouvoirs supplémentaires pour les préfets. C'est ici que l'on peut citer la phrase de Mirabeau prononcée, il y un peu plus de 200 ans, devant les deputés bretons qui demandaient quelques aménagements pour les libertés bretonnes; "Vous êtes bretons, taisez vous, les français commandent!" Il semble que les évènements actuels veuillent, à leur façon, répéter l' Histoire.

L' actuel locataire du ministère de l' intérieur a déclaré qu' il souhaitait la "rupture". Autrement dit si on l'a bien compris l'usage d'une autre façon de gouverner. Il est encore temps pour la "Task force" Sarkozy, de nous démontrer que la Bretagne aura droit à un traitement digne de son brillant passé et de ses potentialités présentes.
C' est pour ce projet que se bat l' Alliance Fédéraliste Bretonne/Emglev Kevredel Breizh.

lannActualité économique et de l'emploi en Bretagne

Notre président J. L'Héritier a participé le 28 Février 2006 à la réunion de préparation de la plateforme des ONG à Bruxelles sur les chantiers de déconstruction (amiante, produits toxiques...)
Nous avons exposé au commissaire Européen, aux représentants des associations présents à cette réunion nos besoins pour la Bretagne. Construction d'un site, formation des employés. À noter que les néerlandais ont un projet de 3 cales sèches pour un investissement de 64 millions d'€.
Nous avons proposé les sites de Brest, Saint Nazaire, Lorient et Saint Malo. Plus de 1 000 navires par an sont à détruire sur des dizaines d'années. Il y a des centaines d'emplois en jeu. Pour tous, en Bretagne, mais aussi en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Amérique...

Le 25 Avril 2006 Jakez L'Héritier - qui est aussi président de l'association pour le paquebot France - participera au Parlement européen, à Bruxelles à une conférence intergroupe européenne réunissant
Les élus européens
Les associations
Les organisations de défense des travailleurs amiantés
Les ambassades concernées
Des représentants des ONG Européennes et d'Asie du Sud-Est.
Nous verrons si les "élus européens bretons" seront là!
Entendu à Bruxelles:
Les parlementaires français sont les plus absents...? Mais pas pour les rémunérations!....
Nous communiquerons en Avril le contenu de cette conférence.

lannLa France qui refuse de reconnaître les accords internationaux:

  • Charte de San Francisco,
  • Charte Européenne des langues et minorités,
  • Convention de l'UNESCO sur la diversité culturelle et linguistique, appuyée par la commission Européenne,
continue et se place dans une position intolérable pour le peuple breton entr'autres.
Le nouveau commissaire Européen aux droits de l'Homme, Mr Thomas HAMMARBERG, remplaçant Mr Gil-Robles a été reçu dans tous les états européens, SAUF: en France, le ministre de l'intérieur a REFUSÉ de le recevoir.
Nous ne sommes pas étonnés de l'attitude des différents gouvernements français.