
Kemennadenn a viz Meurzh 2010Dilennadegoù rannvroel ar 14 a viz Meurh 2010
Ar Burev Emglev Kevredel Breizh, goude bezañ lennet programmoù an 11 listenn hag a zo vont war ar renk, n'eus kavet hini 'bet o respont d'he falioù*: degas d'ar renerezh breton ar galloud politikel assambles gant ar binvioù arc'hantel evit zichenniñ da vat madelezh ar Bobl Vreton.
En tu-hont da se, gwelout a reomp e vo votet hervez ur frammadur kempennet gant ar gouarnamant Vichy hag a droc'h al Liger Atlantel (40% hon ekonomiezh hollek) diouzh peurrest hon Vro-ni en ur nac'han grons youl ar boblans.
Setu perak an AFB-EKB a c'houlenno gant an dud pas mond da votiñ.
*sellit ouzh " Ur gouarnerezh breizhat nevez e dek poent"ELECTIONS REGIONALES DU 14 MARS 2010
Le bureau de l'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh, après avoir pris connaissance des programmes des 11 listes en présence, considère que aucune d'entre elles ne répond de façon claire à ses objectifs* à savoir procurer aux institutions bretonnes les pouvoirs politiques et les moyens financiers indispensables pour assurer le bien être du peuple breton.
Par ailleurs il constate que ces élections se font dans un cadre institutionnel datant de Vichy, cadre qui entérine la séparation du département de Loire Atlantique du reste de la Bretagne ( 40% de notre potentiel économique) en ignorant la volonté des populations concernées.
En conséquence l'AFB-EKB préconise l'abstention.
*Programme en dix points pour une nouvelle gouvernance bretonne.
Communiqué Février 2010Fresque humaine pour la réunification
L'Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh invite tous ses adhérents et sympathisants à se rendre au rendez-vous donné par Bretagne Réunie et 44=Breizh à Nantes aux machines de l'Île (Bd Léon Bureau) le 27 Février 2010 à 14h00 pour la Fresque Humaine.
Kemennadenn Genver 2010Lena Louarn a zle dibab.
Evidomp da anzav he deus kaset a-benn ul labour eus ar c'hentañ e servij ar brezhoneg, e tiogelomp ne zle ket Lena Louarn mont war listenn Le Drian Penn-ar-Bed, o vezañ ma ne c'hall ket an div garg-se mont asambles. E kement ha ma'z eo Prezidantez Ofis ar Brezhoneg, e tle Lena Louarn bezañ neptu, rak ar framm-se a zo harpet gant redennoù politikel hag aozadurioù a bep seurt.
Padal, dimp da c'houzout, bodad hollek Ofis ar Brezhoneg n'eo ket bet goulennet e ali digantañ eviti da vont war ar renk.
Rak-se, dre onestiz spered - ar pezh he deus diskouezet kaout betek-henn- e tle ober an dibab : pe dilezel he c'harg a Brezidantez Ofis ar Brezhoneg pe kroaziañ war he mennad da vezañ war listenn Le Drian Penn-ar-Bed
Lena Louarn doit choisir.
Sans méconnaître son remarquable travail au service de la langue bretonne, la présence de Lena Louarn sur la liste Le Drian dans le Finistère pose la question de l'incompatibilité des deux fonctions. En effet en tant que Présidente de Ofis ar Brezhoneg, Lena Louarn se doit de respecter une neutralité. Cet organisme est en effet soutenu par différents courants politiques et associations.
Or à notre connaissance, l'assemblée générale de Ofis ar Brezhoneg n'a pas été consultée sur cette candidature.
En conséquence l'honnêteté intellectuelle dont elle a jusqu'à ce jour fait preuve doit l'amener soit à se démettre de sa fonction de présidente de Ofis ar Brezhoneg soit à renoncer à être présente sur la liste finistérienne de Jean-Yves Le Drian.
Édito hivers 2009-2010Sommes-nous des imbéciles ?
La question mérite d'être posée. Elle devrait même être posée doublement et au vu de la situation présente en Bretagne et au vu du peu d'écho dans les médias que suscite notre action.
Qu'on en juge.
Les dernières semaines ont vu une recrudescence incroyable des attaques en tout genre contre les différents aspects de la spécificité bretonne.
Ainsi un individu, jusque là totalement inconnu, s'en prend à l'association Gouren et sous prétexte de défense des animaux l'envoie au tribunal de Brest pour faire cesser l'attribution du Maout au vainqueur lors des tournois de lutte bretonne. Une pratique ancestrale remontant au IVème siècle, parfaitement symbolique et d'autant plus innocente qu'elle s'accompagne d' un code étique exemplaire, loin des magouilles et des dérives financières observées dans le cyclisme ou le football professionnel. On eu compris à la rigueur en ces temps où le politiquement correct et le principe de précaution font des ravages dans la hiérarchie des valeurs, on eu compris que ces "bien pensants " parisiens , qui ont le culot de dire qu'ils n'ont jamais assisté à un tournoi de lutte, s'attaquent à une activité comme la corrida ou encore brandissent leur étendard contre l' égorgement des animaux selon le rite hallal. Ils s'en sont bien gardés car cela eut été beaucoup plus périlleux pour eux. On peut se demander qui se cache derrière cette association. Voir au delà des apparences a toujours été un exercice salutaire.
Autre attaque, celle du ministre Besson, vous savez le responsable de la mise en musique du débat sur l' identité nationale française. Celle-ci, comme le veut la vulgate, serait gravement menacée à la fois par l'ennemi intérieur et l'ennemi extérieur. Le premier qu'il s'appelle identité bretonne, basque ou musulmane se retrouve stigmatisé dans une formule toute faite: " le communitarisme ". Quant au second il porte le vilain nom de "globalisation". Autre variante "l'islamisme salafiste". Muni de ces armes idéologiques, le dit-Besson peut donc tranquillement asséner que faire une loi [je ne parle même pas de suivre les lois et traités internationaux traitant du sujet] pour donner un statut à la langue bretonne est impossible puisque ce serait, je cite, contraire "au principes d'égalité entre les citoyens et d'indivisibilité du territoire national". Les députés bretons UMP Françoise Louarn et Marc Le Fur, dont on nous certifiait jusqu'à il y a quelques jours qu'ils travaillaient sur un projet de loi pour donner un statut à la langue bretonne, n'ont même pas eu le courage de protester.
Toujours dans le domaine linguistique, le passage en Bretagne du commissaire européen chargé de la mise en oeuvre de la diversité linguistique a donné lieu a une démonstration de premier ordre quant à l'usage de la langue de bois. Leonard Orban, puisque c'est son nom, s'est tout d'abord fendu d'un commentaire élogieux sur Diwan. Puis on en est venu aux choses sérieuses. Interrogé par le conseiller régional Yann Berr Thomin ( désormais mis au placard par les instances du PS pour cause de "communautarisme" ) sur ce que l'Europe pouvait faire pour amener l'état français à reconsidérer sa politique de génocide linguistique envers le breton,le haut fonctionnaire européen n'a pas hésité à déclarer: " rien" ! ça n'a pas empêché le président du Conseil Régional de lui offrir le gros dico de Favereau.
Il est vrai que le dit Orban est un apparatchik roumain et vu la vision partagée qu'ont la France et la Roumanie sur le devenir des langues minoritaires, gageons que cette "tournée" a été observée, sinon encouragée, avec intérêt par les officines parisiennes. Toujours tenter de voir au delà des apparences.
Troisième type d'attaque, celle-là venue de la baronnie PS des Pays de la Loire. Elle a pris la forme de l'édition à 300 000 exemplaires d'un prétentieux dictionaire des lycées des P.d.L. vu sous le prisme révisionniste "ligérien" pour ceux de Loire Atlantique. On ne peut que regretter que l'historien Alain Croix ait prêté son concours à cette escroquerie. Le baron Auxiette, voyez vous, a des ambitions culturelles et fait le forcing pour embrigader les intellectuels dans son projet "ligérien" comme par exemple la pompeuse Académie littéraire Bretagne-Pays-de-la-Loire. Là encore avec succès puisque des auteurs comme Philippe Le Guillou (Prix Médicis 1997) ou Pierre Péan n'hésite pas à aller à la soupe. Et pourquoi se gèneraient-ils puisqu'ils trouvent des défenseurs au seim même de l'Emsav ! Cerise sur le gâteau les voyageurs débarquant à la gare de Saint Nazer sont dorénavant accueillis par un monumental panneau de "Bienvenu en P.d.L." avec en prime le déboucher sur un pompeux "Espace Régional Ligérien" flambant neuf.
Or en face de ces provocations insupportables le mouvement breton a réagi en ordre dispersé, chacun touillant sa petite soupe dans son coin. Une exception notable : le vaste élan de soutien à la fédération Gouren (1.500 licenciés, 5.000 scolaires, excusez du peu) et une manifestation type "vaccination antiligériose" regroupant 44-Breizh, Bretagne Réunie et le Credib de Saint Nazer. C'est ce genre de protestation unitaire sur le terrain qu'il nous faut encourager. Encore faut-il que les adhérents de l'AFB-EKB se montrent un peu plus pugnaces.
Devant ce constat il est vital de réagir vigoureusement mais sur des bases claires car si les dirigeants de l'UMP doivent susciter notre indignation, on ne saurait exonérer les barons socialistes de leur propension au mieux pour certains à tourner la tête, au pire pour d'autres - le baron Auxiette au tout premier rang - à participer activement à l'abaissement et à la négation de l'identité bretonne. Observons que Jean Yves Le Drian se garde bien d'empiéter sur le pré-carré de son collègue sudiste. Pour l'UMP et le PS et plus généralement les partis français, la Bretagne à 4 départements "c'est acté".
C'est sur la base de cette analyse que nous appelons à une démarche énergique et cohérente pour les élections régionales. Cette ligne politique nous conduit à nous insurger contre l'attitude déloyale des dirigeants du Parti Breton qui sous prétexte d'efficacité renient leurs engagements.
An Dibikouzer
Communiqué Janvier 2010L'AFB-EKB se montre attristée par la disparition brutale de Yves ROUGER de Concarneau et de Bernard LE NAIL de Rennes. Chacun d'entre eux, sous des modalités différentes mais complémentaires, ont mis leur talent, leur engagement sans faille et leur cœur au service de la promotion de l'identité bretonne.
Nous tenons à apporter à leurs familles l'assurance de notre compassion et de notre soutien.
Hevelebiezh vroadelKentañ diarbennoù Sarkozy
N'on ket evit lavarout adalek pegoulz ez eo krog ar Briñsed ouzh hon ren da hejañ-dihejañ banniel Bro-C'hall en argoll. Techet e vefen da grediñ ez eo krignet o spered gant an anken-se abaoe diazidigezh ar Republik. E-giz ma vijemp bemdez Doue a-raok emgann Valmy, ha darev hon mistri da stlepel ar sitoianed war dalbennoù-brezel a bep seurt. Pezh a zo sur, diwar ar mare ma taolan evezh ouzh prezegennoù paotred ar Stad, ne glevan nemet seurt diskanoù war o muzelloù. Unvaniezh, kenstagded vroadel, unded, ha me oar-me, seurt randon ez eo divi va divskouarn gantañ abaoe pell.
Er c'heñver-se, ne ra Sarkozy nemet dispenn roudoù e ziaragourion. Da geñver e stourmad dilenn, e oa bet dichañset din e selaou, ha taolet em boa evezh e veze distaget seurt koñchennoù born gantañ dibaouez. Kounaat a ran dreist-holl prezegenn Perigueux, d'an 12 a viz Here 2006, ma tispake e soñj war ar Republik nevez a venne adsevel. Ac'hanta, e-pad div eurvezh bennak en doa dalc'het da ragachat diwar-benn an unvaniez, an dañjerioù ouzh hon gedal, ar vrogarouriezh, an Nasion. Nemet en doa degaset ur mennozh na oan ket boas outañ tamm ebet : hini an "identité nationale". Nation hag Identité, setu un temad hag a voe bet diskanet gantañ n'ouzon ket pet gwech. Hag ur wech dilennet, ne chomas ket da dortal : e zisentez kentañ a voe sevel Ministrerezh an Hevelebiezh vroadel. Buan-tre, goude-se, e c'houlennas ma vefe "doujet da argeloù ar Republik" (ar banniel, an himn), hag e redias ar gelennerion da lenn d'ar skolidi lizher diwezhañ en doa kaset Guy Môquet d'e gerent, kent bezañ fuzuilhet gant an Alamaned. Ar skol a c'hoari he roll, eme Xavier Darcos, Ministr an Deskadurezh, pa genstag korf ar gevredigezh vroadel en-dro d'un istor, da dalvoudoù ha da izuniadoù boutin. ( L'école est dans son rôle quand elle renforce la cohésion nationale autour d'une histoire, de valeurs et d'aspirations communes).
Lavarout a ran, en ur dremen, pegen iskis e kavan seurt dibab. Evitañ da vezañ bet ur paotr yaouank hael ha gredus, e oa anezhañ ur c'homunour penn-kil-ha-troad, ha, d'ar mare-se, n'eo ket enebiñ ouzh an nazied an hini a rae, met skignañ kelaouennoù ma kaved enno mennozhioù ha talvoudoù n'o doa netra da welout gant ar frankiz, an demokratiezh pe ar vrogarouriezh ! Gwir eo, pa vez anv a ganmeuliñ ar Republik santel, arabat bezañ re figus eta. N'eus ket pell'zo e veze lakaet da grediñ gant an hengoun gaullour e oa bet ar Fransizion ur boblad a Rezistañsourion ! An "istour broadel" gall, na petra, a zo diazezet war wengeloù, e ster orin ar ger, eleze war ar gevier.
Rak-se, souezh ebet ma weler ar Prezidant o kemenn ur vreutadeg vroadel adalek derou miz Du, ur vreutadeg o tennañ, dres, d'ar pezh am eus anvet an "hevelebiezh vroadel". Komz a ra eus ur "breud bras" ma'z eo kouviet an holl geodediz da gemer perzh ennañ. Lennet em eus er gelaouenn Le Monde, diwar bluenn an istouriourez Anne-Marie Thiesse (1) penaos an droienn-se n'eo diwanet er galleg "nemet er bloavezhioù pevar-ugent". Bremañ, avat, ez eo kemmet an traoù : mann nemet abaoe ar bloaz 2000 ez eus bet embannet 30 levr o tougen an titl-se. Hag hi da lakaat war-wel ez eo difluket ar bomm-se er Stadoù-Unanet, er bloavezhioù tri-ugent, p'o deus kroget sokiologourion evel Erving Goffman d'ober gant keal an hevelebiezh a-zivout strolladoù tud'zo : ar merc'hed, ar Re Zu, hag int reuziet o buhez gant gwallziforc'hioù a bep seurt. Difenn o hevelebiezh a oa evito un doare da lakaat un termen d'an emzalc'hioù dizenekaus, ha da dreiñ o mezhekadurioù e balc'hder. Ha n'eo ket dre zegouezh, emezi, ma 'z eo ganet ar bomm-lavar-se er bloavezhioù 80, rak Frañs a oa krog da goll he sked abaoe un tamm'zo, hag en em santout a rae gwan ouzh gwan, hec'hloaz ouzh hec'hloaz. Ha se seul vui ma ne c'halled ket ken harpañ war hevelebiezhioù all evel hini "ar renkad", tra ma oa ar renadoù komunour o vont da get. E seurt degouezh, -. komzet e veze alies eus "diskar Frañs"- n'eo ket hep rezon ma'z eo tarzhet keal an hevelebiezh vroadel ha ma venn ar Prezidant bremañ sevel ur c'hendiviz war ar gudenn.
Ar breud bras evel emzoug-hudKalz a dud, dreist-holl e kostezennoù an tu kleiz, o deus desellet ar vreutadeg vroadel diwar-benn an hevelebiezh evel un dro-widre arveret gant ar renerion a-raok ar mouezhiadegoù da zont, dre ma verzhont muioc'h-mui en em gavont en un enkadenn bolitikel c'hrevus. Kalz a wirionez a zo, sur-mat, e seurt barnadenn, rak gouzout a reer ne vank ket a itrikoù d'ar Prezidant ha d'al lamponed ouzh e aliañ. Ha n'eo ket ar wech kentañ dezhañ da zisplegañ e ardoù. Koulskoude ez on douget da grediñ ez eus abegoù kalz donoc'h da seurt jestraouerezh. N'eo ket evit kelo-se, avat, e teuan da soñjal e vo diskoulmet ar c'hudennoù gant kas ar breud war an divoud-se. An eskemm a vennozhioù kleuz n'en deus biskoazh talvezet da galz tra. Seurt emzalc'h am laka da soñjal e pezh a skrive Jean-paul Sartre en e levr Esquisse d'une théorie des Emotions, pa zisplege an trivliadoù hag ar fromadennoù war-bouez arverañ meizad an "emzoug-hud. Alies gwech, pa ne vez ket ur gumuniezh pe ur gronnad tud evit talañ ouzh diaesterioù ar vuhez, e klaskont mont er-maez eus ar gwirvoud e mod pe vod, ha zinac'h un tonkad re zic'houzañvadus. Soñjal a ran, da skouer, en dibunadegoù ma weler un engroeziad-tud, trelatet gant ar gounnar, goude dezho bezañ kollet o labour, o pilat pavezioù en ur huchal luganoù hag en ur safariñ par ma c'hellont, evito da c'houzout ervat n'o devo krog ebet war o dazont. Kement a lavaran aze diwar-benn seurt manifestadegoù dic'hoanag a c'hallan dedalvezout ivez d'ar "breud bras" emeur oc'h aozañ. Hemañ n'eo kennebeut nemet un "emzoug-hud", eleze un dec'hadenn eus ar vuhez wirion. Pezh na vir ket ouzhin a gemer a-zevri an afer-se. Evidon-me ez eus kel amañ eus azon ur c'hleñved.
Ar breud bras evel azon ur c'hleñvedAzon a zo anezhañ un termen a vez implijet er vezegiezh evit talvezout ur merk pe ur sin eus bezañs ar c'hleñved-mañ kleñved. An derzhienn hag ar boan-benn a vo sellet, da skouer, evel azonoù eus ar grip. Heñveldra evit a sell ar breud bras. Evitañ da vezañ didalvoud a-grenn, peogwir ne c'hall nemet bezañ un digarez evit mirout ha moarvat gwashaat ar "patrom republikat" a anavezer, e tiskouez evelkent pegen nec'het eo hon renerion ha pegen grevus eo saviad Frañs . Er pennadoù am eus savet, em eus roet skouerius hag a agavan arouezius. Soñjit en emsavadeg Gwedeloup. Pe c'hoazh e degouzh ar paotr yaouan Mustapha Kessous, un afer a laka war-wel pegen krignet eo Bro-C'hall gant ar ouennelouriezh. Ha kounañ a c'hallfed ivez an diaesterioù er bannlevioù : ar re yaouank o tiwaskañ gwallziforc'hioù a bep seurt hag an dañjerioù o teverañ eus ar blegenn-se. Ha c'hoazh ez eo pell al listenn a vezañ klok. Gallet em bije kenkoulz all menegiñ gwander ar c'hweluniadoù hag o divarregezh da glask un treuzvarc'had, ar gorfuniaderezh (corporatisme) o ren e pep gennad eus ar gevredigezh, an taolioù-nerzh el labouradegoù, c'hwitadenn ar mouezhiadegoù evit Europa, Le Pen en eilvet tro mouezhiadegoù 2002, degouezh enkrezus kalz a labourerion-douar hag an taolioù-reveulzi a c'hall c'hoarvezout a gement-se, ha kement a zo ...
Penaos neuze dezverkañ ar saviad-se ? A beseurt kleñved ez eus azonoù aze? Berr-ha-berr e respontin. Brudet-tre eo levr Freud Das Unbehagen in der Kultur, embannet e 1930. An trefu er sevenandur. Amañ ivez e c'hallfed komz eus an trefu er gevredigezh c'hall. Evel ma vefe digenstrollet, diempret ar gevredigezh da vat, ha ma c'hallfed dedalvezout da Frañs lavaredoù Mirabeau a-zivout ar pobloù enframmet er Stad C'hall gant ar Roueed : Frañs "un agrégat inconstitué de peuples désunis". E gerioù all, Bro-C'hall a seblant bezañ deuet da vezañ un dachenn reuziet gant un diouer a gengred etre ar geodediz, tizhet ha ma'z eo gant kleñved an diliammañ strollennel.
Fañch Kerrain.
Communiqué Novembre 2009L' Alliance Fédéraliste Bretonne [ Emglev Kevredel Breizh] et le Parti Breton se sont rencontrés à Vannes le 7 novembre. Les deux organisations déclarent partager, à quelques nuances près, une vision commune et sur la meilleure façon de défendre les intérêts collectifs des bretons et sur le devenir de la Bretagne. Elles ont convenu d'une nouvelle rencontre dans un court délai.
Les Présidents,
pour le Parti Breton: Gérard OLLIERIC
pour l'Alliance Fédéraliste Bretonne: Jean Louis LE MEE
Gouennelouriezh ha GwenndedAr fedoù
N'eus ket pell ez eus bet kaoz war ar gelaouenn "Le Monde" diwar-benn ar ouennelouriezh o ren er gevredigezh c'hall. Ur pennad savet gant ur c'helaouenner a orin arab, un den yaouank oadet a dregont vloaz, anvet Mustapha Kessous. Displegañ a rae sklaer ha fraez an diaesterioù en doa kavet war e hent e-kerz e labour. Ar pennad-se, e gwirionez, a zo bet klevet komz anezhañ e pep lec'h, war ar skinwell, er skingomz ha me oar. Ha n'eo ket hep rezon, rak fromus e oa diskleriadur ar paotr, peadra d'en em soñjal war ar walenn spontus o reuziañ ar vro. N'ouzon ket pet skouer en deus kinniget deomp, ken euzhus an eil hag egile. Un deiz ma oa oc'h heuliañ an "Tour de France" , en em gavas, kostez Blaen, dirak un tiegezh birvilhet-kaer, ken en doa bet c'hoant mont da varvailhat gant an dud-se. Pebezh fazi ! Kaset e oa bet da stoupa gant ur paotr yaouank a zistagas krenn-ha-krak : "Ne gomzan ket ouzhit-te". Padal, ur c'henseurt dezhañ, en e gichen, gwenn e groc'hen evel just, a c'halle toullañ kaoz ganto hep diaezamant ebet.
Kaer en devez diskouez e gartenn kelaouenner, an dra-se ne dalvez dezhañ da netra. Peurvuiañ ne vez ket kredet e vez o ren seurt micher, ha degouezhout a ra gant darn'zo pellgomz d'ar Sez evit gouzout hag-eñ ez eus ur Mustapha bennak er gelaouenn.
Tamm-ha-tamm, tapet gantañ un tamm skiant-prenet, en deus dibabet tevel war e anv-bihan. Er pellgomz, pa venn mont e darempred gant unan bennak, ne ra meneg ken nemet eus e anv familh. "Amañ an Aotrou Kessous". seurt anvioù, na petra, ne vezer ket techet da zisfiziout outo. Gallout a rafe zoken bezañ kemeret evit ur Yuzev !
Ne dalvez ket ar boan din sevel al listenn eus an holl drubuilhoù ha mezhekadurioù en deus gouzañvet ar paour-kaezh paotr. Gwall hir e vije ! Mar fell dezhañ feurmiñ ur ranndi a-zoare, mont da ostalerioù'zo, pe antren en ur voest-noz cheuc'h, e vo graet dezhañ da intent n'emañ ket e blas e seurt lec'hioù. Ha ma kej gant fliked'zo.... Ya, kaer an deus hon Mustapha bezañ un den yaouank speredet-kaer, o labourat evit unan eus ar c'helaouennoù ar brudetañ, adal m'en em gav gant al lodenn vrasañ eus ar C'hallaoued, an deskamant, ar vicher, ar sevended ne dalvezont ket dezhañ da galz tra. Diouzh e neuz, liv e groc'henn hag e anv-bihan an hini e vez barnet. Ha war a seblant, sed aze ur c'hleñved ha n'emañ ket war-nes bezañ pareet e bro Gwirioù mab-den.
Ar pezh a gontan aze ne souezho lenner ebet. E vefe gwriziennet don ar ouennelouriezh er gevredigezh c'hall, an holl a oar se abaoe pell. A dra sur, trec'h Jean-Marie le Pen d'ar pemp a viz Mae 2002 a strafuilhas ar speredoù. Koulskoude, an trec'h-se n'eo ket c'hoarvezet dre zegouezh. Pell ac'hane! E gwirionez, bep ma tegouezhe e Frañs gwagennadoù a enbroidi, e derou an ugentved c'hantved, e-touez an engroez e save kasoni ha droukrañs ouzh an istud-se a zeue da dennañ o bara digant ar gwir Frañsizion. Poloniz, Italianed, Spagnoled, Turked, holl e vezent distaolet, ha kement-se a zo gwiroc'h c'hoazh evit an Afrikaned a zeuio diwezhatoc'h eus an trevadennoù a-wechall, kenkoulz ar re zu ha paotred ar Maghreb. Hep ankouaat an dismegañs a veze taolet war ar Vretoned, ar Gorsikiz, an Euskariz ha me oar. Istor Bekasin a zo anavezet gant an holl.
Ma ! Ned an ket d' astenn ar gaoz war ar poent-se. C'hoant am eus kentoc'h da zistreiñ da bennad ar c'helaouenner, ha dreist-holl d' an addisplegoù kaset d'ar gelaouenn gant al lennerion. Un dra en deus skoet va spered : biskoazh ne oa bet kaset kement a respontoù dezhi. Peurvuiañ e vez kavet etre 5 ha 50 addispleg. Amañ e kaved, soñjit un tamm, 456. Ken e oa distroet ar gelaouenn war ar gudenn, an deiz war-lerc'h, ha goulennet o zesteni digant ar re o deveze seurt tourmantoù da c'houzañv.107 respont ar wech-mañ c'hoazh.
Ez an da reiñ deoc'h un distrap eus ar pezh a veze kontet. Meuleudioù e-leizh d'ar c'hazetenner, gourc'hemennoù sof-kont, kendruez alies ha rukun a-wechoù ouzh un emzalc'h ken euzhus a-berzh o c'henvroiz dinaturet. Darn a lavare e oant laouen o vezañ kuitaet Frañs evit mont da Ganada pe d'ar Stadoù Unanet. Unan e gouvie zoken da vont da V/Belgia e-lec'h na vefe ket gwallgaset e giz-se. Un toullad anezho a boueze war ar gasoni diwanet da heul brezel Aljeria. Evel ma verzhit, an darnvuiañ a ziskoueze bezañ a-du gant Mustapha. Ne vane nemet un nebeud rac'hoanerion, un nebeud gwerouzerion ha na gavent ket o c'hont. Imoret e oant ken e oant. "Gouennelour ar Frañsizion, emezo, petra emaoc'h oc'h ijinañ aze ? Hag an Arabed neuze'ta " ! Dav eo anzav, dibunet e veze ur stal komzoù, anez d'ar gudenn bezañ diluziet an disterañ. Kalz a raneoù, met, koulz laret, displegadenn ebet.
Me, avat, ne gaven ket va c'hont kennebeut gant ar glabouserezh-se, kement a c'hoant ha ma oa warnon da c'houzout peseurt abeg a vije bet kinniget gant ar C'hallaoued da unan eus o heverkañ dibarderioù. Ken kerseet e oan ma troas em fenn ar froudenn da reiñ un damskeud eus va donañ preder. Setu dre vras ar pezh a skriven. " Evidon-me a soñj ivez evel meur a lenner ez eo bet maget ar gasoni ouzh an Arabed gant brezel Aljeria. Neoazh, n'eus ket nemet an Arabed a gement a rank diwaskañ ar ouennelouriezh. Kement hini a zo du e groc'hen a zo bet disprizet deiz pe zeiz, na pa vefe o chom en departamantoù tramor, hag eñ ezel abaoe pell eus ar gumuniezh c'hall. Ha c'hoazh, d'am meno, ar vosenn-se n'eo ket ereet nemetken ouzh an trevadennañ. Kalz donoc'h eget se ez eo sanket en istor Frañs. Lod a ra ar ouennelouriezh eus an hengoun republikat. Ar Republik, o vezañ mar fell dezhi krouiñ ur gevredigezh peurunvan hag unandoare, n'asant ket e vefe war he ziriad tud dezho ur yezh, ur c'hultur ha doareoù-bevañ disheñvel. E gerioù all, abeg kentañ ar ouennelouriezh c'hall eo ideologiezh ar peurheñvelekaat. En em c'houlenn a ran hag-eñ e vo un deiz bennak ar gwir d'an disheñvelout e par sevenadur ar Republik unan ha dirannus. Ha gallout a ray ar Me bezañ unan all ? " Va fennad n'eo ket bet degemeret. En ur gelaouenn sirius evel "Le Monde", ne vez ket laosket ne vern pe furlukin da alteriñ evel ma kar. 456 addispleg a gaver, mankout a ra va hini.
Fañch Kerrain.
Lettre au Premier MinistreLes chantiers navals de Saint-Nazaire.
La situation des chantiers de constructions navals de Saint-Nazaire, chantiers de l'Atlantique devenus STX (Coréens) est très préoccupante. L'Alliance Fédéraliste Bretonne / Emglev Kevredel Breizh prend position sur les dossiers suivants:
C'est au travers de tels projets structurants que nous vous demandons de soutenir, que sera pérennisé l'avenir des Chantiers de Saint-Nazaire.
Communiqué Octobre 2009
Sans préjuger des accusations dont fait l'objet le cinéaste Roman
Polanski cette affaire met au jour le fossé qui sépare la France et la
démocratie.
Plusieurs ministres du gouvernement français actuel et certains
intellectuels croient bon de dénoncer "cette Amérique qui fait peur", "son coté obscur".
N'assistons-nous pas tout simplement à un fonctionnement normal de la
justice ?
Alors qu'en France la suppression des juges d'instruction et le procès Clearstream interrogent sur la subordinnation de la justice au pouvoir en place, les États-Unis nous montrent par la pratique le fonctionnement d'une justice indépendante. La tentative d'influence du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner par sa lettre au secrétaire d'état américain Hillary Clinton ne reçoit comme réponse: le juge est indépendant.
La classe politique française aurait-elle tout à craindre d'une justice indépendante ?
Communiqué Octobre 2009L'Alliance Fédéraliste Bretonne-Emglev Kevredel Breizh apporte son entier soutien au Rallye du 3 octobre entre Rennes et Nantes avec étape à chateaubriand pour la réunification. Elle considère comme judicieuse cette manifestation parce que en quittant le seul cadre du département de Loire Atlantique elle ne peut que contribuer à mieux sensibiliser l'opinuion publique des autres départements bretons sur ce problème crucial (la réunification) pour le devenir économique, social et culturel de la Bretagne. Nous sommes persuadés qu'un avenir breton prospère ne peut que reposer sur une collaboration accrue entre les agglomérations de Brest, Nantes et Rennes, ce qui n'exclut en rien de sains partenariats avec d'autres régions aussi bien en France, qu'en Europe et au delà.
LETTRE OUVERTE AUX ASSOCIATIONS BRETONNES DE LOIRE-ATLANTIQUE.Solliciter ou non les subventions auprès des dirigeants des P-d-L ?
Depuis quelque temps on s'interroge ici et là sur l'opportunité, pour les associations culturelles bretonnes, de solliciter des subventions auprès de la pseudo région P-d-L.
Le raisonnement premier consiste à dire: nous payons des impôts pour cette structure, il est donc juste d'en recevoir des fonds en retour. Et si cette façon de faire n'avait pour résultat que d'aller à l'encontre de l'un de leurs moteurs essentiels d'existence, à savoir la lutte pour le retour de ce département dans l'ensemble breton ? La question mérite d'être posée.
Que voit-on en effet se profiler dans le droit fil de cette politique ? La réponse est limpide. En vertu du principe que c'est le payeur qui décide, on en arrive petit à petit à accepter de mettre par ci par là le logo des P-d-L, à légitimer aux cotés des couleurs bretonnes un étendard hybride et à instaurer des usages. Autrement dit non seulement on pérennise un état de fait mais encore plus grave, on le cautionne. C'est bien ce que l'on observe, entre autres choses, au festival du livre de Guérande. Autre indice d'aveuglement: l'acceptation et l'officialisation d'une place de strapontin auprès des affaires culturelles des P-d-L, alors que l'on se targue de regrouper en Loire-Atlantique le plus grand nombre d'associations bretonnes de la péninsule. Quitte à jouer ce jeu c'est la majorité des sièges ou rien qu'il fallait exiger.
Il en découle que les structures et le personnel politique acharnés depuis des décennies à nier notre histoire, à affaiblir le potentiel économique et humain breton, bref notre capacité à prendre en mains notre destin, se retrouvent alors en position de mécènes proclamant leur largeur d'esprit et leur grande magnanimité. Ainsi notre identité se retrouve-t-elle affaiblie sur son propre territoire puisqu'elle nous est alors présentée, par les structures officielles, comme l'une des composantes, parmi d'autres, de cette soi-disant région des pays de la loire. Cette imposture sera d'autant plus valorisée qu'elle nous sera présentée aussi bien à usage interne qu'à l'international comme un modèle d'ouverture d'esprit, que dis-je une enviable exception. Habile moyen d'accroître sa légitimité donc sa pérennité. Et c'est bien là le danger.
On en veut pour preuve évidente les déclarations lénifiantes du baron Auxiette (PS) parues dans un article de Ouest-France du 12-13 septembre 2009, en page P-d-L bien sur. Nous citons: "La région est sans failles vis-à-vis de la Culture Bretonne. On a honoré toutes les demandes des associations culturelles et linguistiques. Je respecte le sentiment d'appartenance...mais il ne doit pas enfermer." Autrement dit non seulement le baron des P-d-L se donne le beau rôle mais en plus, mine de rien, il gratifie d'une note péjorative ( le risque d' enfermement !) les acteurs de cette Culture Bretonne.
Quant aux personnes des quatre autres départements bretons qui pourraient se sentir indignées, il n'y a pas de risque de les voir regimber puisque cette interview n'est passée qu'en page P-d-L.
Alors nous disons qu'il n'est que temps de sortir de l'ambiguïté. Il faut rompre avec cette collaboration douteuse parce qu'il y a là un problème de fond. Faut-il se prêter à la promotion d'une pseudo-région que nous combattons et qui s'apprête à faire un procès à de jeunes militants qui ont osé s'insurger contre elle ? Mendier les subventions d'une structure politique issue en droite ligne du régime pétainiste est indigne et ne peut que conduire à la soumission. D'autres voies de financement existent. Ainsi solliciter les subventions du département de Loire Atlantique est parfaitement légitime. Pourquoi ne pas aussi se tourner vers le Conseil régional B4 à Rennes. Plus généralement il faut sortir de la routine et imaginer d'autres moyens. Solliciter la diaspora et le monde industriel et marchand, par exemple. Autre piste: créer une Fondation Nationale Bretonne sur le modèle du Scottish National Trust. Il y là autant de voies nouvelles qui conduiront à accentuer la pression pour inciter le reste de la Bretagne à récupérer la portion de son territoire qui, faut-il le rappeler, représente 40% de son potentiel économique, culturel et humain. C'est donc un appel que nous lançons vers les dirigeants des associations concernées pour qu'ils se ressaisissent et renouent avec la glorieuse devise de notre pays:
"Potium mori quam foedari ","Kentoc'h mervel eget bezañ saotret".
Communiqué Septembre 2009
Cette réforme constitue, de notre point de vue, une avancée dans le processus de simplification du grand puzzle des collectivités territoriales caractérisé par son opacité et un coût exorbitant pour les contribuables.
La création, entre autres, de conseillers territoriaux doit permettre de diminuer le nombre d'élus. Cette réforme doit aussi entraîner une clarification des compétences.
Toutefois, nous considérons que cette réforme serait incomplète si elle ne s'accompagnait pas, pour la Bretagne tout au moins, d'une montée en puissance de la région, en lui reconnaissant un droit à l'expérimentation, processus qui devra déboucher sur l'attribution de nouvelles compétences.
En outre le retour de la Loire Atlantique dans l'ensemble breton [40% de son potentiel économique], constitue un préalable incontournable pour permettre à la collectivité bretonne de s'affirmer de façon crédible sur le plan européen.
Lettre ouverte au journal "Le Monde".PLAIDOYER POUR NOTRE-DAME-DES-LANDES, PLAYDOYER POUR LA BRETAGNE.
Dans la chronique "À vous de jouer" de l'édition de votre journal du Lundi 20 Juillet dernier, Mr. Hervé Kempf tente, parfois avec des arguments fallacieux et erronés, de s'opposer à la construction d'un aéroport international (et non transcontinental) situé à une quarantaine de 40 kilomètres au Nord de Nantes, à 60 kilomètres au sud de Rennes afin de pallier aux inconvénients de l'actuel aéroport de Château Bougon (développement du traffic et nuisances sonores pour l'agglomération ducale).
Je ne sais si Mr. Kempf est originaire de Nantes ou d'une quelconque autre région bretonne, mais nous aimerions relever quelques erreurs, pour ne pas écrire contradictions, et aussi des "énormités" dans son argumentation. Permettez nous de lui opposer notre vision en faveur de ce projet structurant, porteur d'emplois, non seulement pour l'agglomération nantaise mais aussi pour la Bretagne.
Première contradiction: Cet aéroport aurait un traffic "réduit" alors que plus loin dans le texte on nous révèle que le traffic actuel est de de 2,8 millions de passagers, loin devant le second aéroport de la péninsule, Brest-Guipavas avec 1 million de passagers, ce dont nous félicitons pour tous les deux.
Autre argument technique erroné: il suffirait, aux dires de Mr. Kempf, de construire une simple piste "perpendiculaire" à l'existante (à Château Bougon) pour mettre fin aux nuisances sonores. On peut s'étonner de lire une telle argumentation alors que n'importe quel quidam vous dira que les pistes partout dans le monde doivent être orientées suivant les vents dominants. Faut-il rappeler à notre écologiste de circonstance que les vents dominants dans cette partie du monde sont d'Ouest ! Est-ce à dire que les deux dernières pistes construites à Roissy (dans le sens Est-Ouest) l'ont été avec erreur ? Autre argument fallacieux: ce projet (inscrit par le Conseil Général de Loire Atlantique comme réserve foncière dès 1974 sous la forme d'une ZAD de 1225 hectares) gèlerait 2000 hectares de terres agricoles. Par un habile tour de passe-passe on tente de nous faire accroire que l'emprise de l'aéroport atteindrait cette surface or il n'en est rien puisque la surface totale des deux pistes prévues, aérogare et bâtiments annexes sera de 800 hectares.
À noter que l'indignation de Mr. Kempf est assez sélective car il se garde bien de fustiger promoteurs, notaires et même la DDE qui ont laissé se construire des maisons individuelles dans des secteurs théoriquement "gelés". Sous la pression d'organisations comme la notre il a été prévu des indemnisations conséquentes pour les familles qui pourraient être touchées. Ainsi la collectivité a t-elle été amenée à réparer les erreurs de certains particuliers. On aimerait aussi poser la question: combien d'hectares de bonnes terres agricoles ont -ils été dévorés par l'extension de Roissy ? Quant au coût, 560 millions, qui fait s'étrangler Mr. Kempf, là encore il conviendrait de lui opposer celui de bien des équipements et infrastructures de la région parisienne déjà largement pourvue. Ne parle t-on pas, pour citer un exemple, de 7 à 8 milliards d'Euros pour les transports du futur "Grand Paris" ? On pourrait à ce jeu citer des dizaines d' autres exemples du même acabit.
Autre argument démagogue développé par l'auteur : le capitalisme continuerait de saccager l'environnement au nom de la "croissance verte". J'invite votre intrépide interlocuteur à aller voir du coté de Mourmansk ou de Tchernobyl ce que le "Socialisme scientifique" a fait de l'environnement dans ces contrées !
En conclusion, on retrouve une fois de plus avec l'exposé de Mr. Kempf, une illustration de l'un aspects les plus critiquables de "l'exception française" dans notre pays à savoir la difficulté rémanente à concevoir un aménagement harmonieux et équilibré des territoires. Aux yeux de certains il y a Paris qui reste prioritaire et "la province" réduite à la portion congrue... Aveuglés par cette vision toute réactionnaire et égocentrique, il leur est difficile d'imaginer que l'on puisse exister sans eux. Que ne se démènent-ils en priorité, par la mobilisation des citoyens et des associations concernés, à améliorer l'environnement et les conditions de vie d'une agglomération parisienne de longue date au bord de l'apoplexie ?
Fort heureusement les bretons ne se laisseront pas impressionner par la rhétorique hâbleuse de telles personnes. Gageons aussi que la légitime ambition bretonne confortera partout ailleurs "au fin fond" des territoires ceux qui, et ils sont nombreux partout en France, veulent aussi lier de façon équilibrée infrastructures, emplois et cadre de vie. C'est avoir là une toute autre ambition pour notre pays.
Communiqué Mai 2009.Réuni à Arradon, le 30 Mai 2009, le bureau de l'Alliance Fédéraliste Bretonne / Emglev Kevredel Breizh remercie Monsieur le maire pour l'avoir reçue dans sa commune. En conjuguant harmonieusement dynamisme raisonné et cadre naturel exceptionnel, cette petite cité vénète apparait avec juste raison comme l'une des plus attractives du littoral breton.
Au cours de cette rencontre le bureau a traité des questions suivantes:
Les élections européennes.
Sur le premier point le bureau après avoir constaté les positions ambigües de François Bayrou sur la question régionale, et sa communication trop centrée sur l'anti-sarkozisme, estime cette posture insuffisante pour donner une impulsion nouvelle au renforcement des liens entre la Bretagne et les Institutions européennes.
Quant à la liste Europe-écologie menée par Cohn-Bendit, nous lui trouvons un intérêt pour ses positions claires sur son attachement à l'Europe et à une certaine idée éthique de la politique. Néanmoins il nous semble percevoir un risque de discordance entre ses leaders et une insuffisante affirmation du rôle des régions.
Nos convictions européennes et fédéralistes nous amènent à évoquer la liste "La voix de la Bretagne en Europe" menée par Émile Granville. Nous notons que cette dernière reprend dans son programme trois propositions défendues par l'Alliance: la gestion directe par la région des fonds européens, le renforcement de l'Europe des peuples sur le modèle fédéral et l'application en Bretagne de la Charte Linguistique Européenne. Ce sont là trois mesures concrètes qui, en rapprochant les citoyens et les peuples du cœur du système européen, donneront un nouvel élan démocratique à la construction d'une Europe plus respectueuse des diversités économiques, sociales et culturelles.
Compte tenu de ce qui précède, les électeurs, soucieux de défendre au mieux les intérêts bretons, donneront un signal fort en votant pour cette liste.
Afghanistan.
Nous nous déclarons hostiles à l'envoi en Afghanistan de nouvelles troupes basées en Bretagne tout particulièrement [éléments du 3ème RIMA de Vannes et du 11ème RAMA de la lande d'Ouée]. Depuis plus de 7 ans les occidentaux mènent dans cette partie du monde une guerre dont on ne voit pas l'issue, guerre qui se présente sous la forme d'une guerilla analogue à la guerre d'Algérie sur le mode puissance 10. Nos stratèges devraient garder en mémoire que ni les Britanniques au cours du 19ème siècle ni l'armée soviétique dans la seconde moitié du 20ème siècle n'ont été en mesure de soumettre les peuples d'Afghanistan. Quelque soit la valeur éthique des troupes engagées, on ne fait pas le bonheur des peuples les armes à la main. Ce conflit, mené en catimini de l'opinion publique, contribue à donner une image négative du monde occidental dans le monde musulman et ne peut qu'entretenir fanatisme et préjugés entre nos civilisations respectives.
La crise du lait.
L'urgence pour la Bretagne n'est pas tant de savoir s'il convient ou non de mettre des portiques à l'entrée des lycées et collèges -nous ne sommes pas en région parisienne- mais bien d'assurer aux milliers de producteurs de lait des revenus décents. La Bretagne, avec son potentiel économique supérieur à celui de 20 pays européens ne s'en sortira qu'en se dotant des pouvoirs de décision lui permettant de discuter directement avec Bruxelles. Les producteurs bretons auront, le Dimanche 7 Juin, l'occasion de signifier par leur vote qu'ils ne se contenteront pas de promesses.
Bravo aux sonneurs du Bagad Sant-Nazer et aux Bretons de New-York pour la belle image de la Bretagne qu'ils ont donné à nos amis de New-York City à l'occasion de la parade de la St-Patrick le 17 mars 2009. Les communautés irlandaises et bretonnes ont montré à cette occasion la force de l'identité de ses deux nations celtes. Cette volonté de faire partager la culture celtique avec les habitants de la grosse pomme ne peut trouver qu'un large écho dans une ville connue par sa richesse multiculturelle.
Les Nazairiens présents à New-York pouvaient avoir une légitime fierté à voir leur Bagad défiler sur la 5ème Avenue derrière le Gwenn ha Du et le drapeau de Sant-Nazer créé par le CREDIB.
LA POLITIQUE DU CONSEIL REGIONALLe rapport "Parler Breton au XXIe siècle" de Fañch Broudig va bientôt paraître. Un rapport qui nous annonce que la Bretagne a perdu 28% de ses locuteurs du breton en 10 ans. Comme s'il s'agissait d'une surprise ! Régulièrement, avec une délectation morose incomparable, Fañch Broudig nous gratifie de ses statistiques et de ses "analyses scientifiques", nous annonçant le déclin irréversible de la langue bretonne. Notre grand savant, devenu apparemment l'inspirateur intellectuel du Conseil Régional, éprouve une jouissance morbide à régler ses comptes avec le Mouvement Breton jusqu'au dernier souffle, dans la lignée des "intellectuels républicains" du début du XXe siècle, comme le franc-maçon Yves le Febvre, la sincérité et le talent en moins.
La question, à nos yeux, n'est pas de savoir quelle est la valeur de ses prophéties. La seule question que je me pose est de savoir quels objectifs veulent atteindre les actuels responsables politiques à la tête de l'exécutif régional en matière de culture bretonne. Sur ce point, nous ne sommes pas en mesure d'apporter une réponse catégorique. D'un côté, nous savons gré à Jean-Yves le Drian d'avoir permis que soit épongée la dette de Diwan, assez rapidement après la victoire aux élections de la coalition opposée à Josselin de Rohan. Et la dernière proposition d'accorder des bourses aux étudiants qui s'inscrivent en master de breton va également dans le bon sens, à condition que cette proposition soit avalisée par les membres du Parti Socialiste. Mais de l'autre, la politique linguistique adoptée par le Conseil Régional n'est pas exempte d'ambiguïtés.
Alors devons nous souscrire à l'idée que le destin de la langue bretonne est définitivement scellé, la politique de l'actuel Conseil Régional consistant à pratiquer, dans des conditions de confort certes non négligeables, " l'accompagnement thérapeutique du mourant " ? Nous ne le pensons pas pour les deux raisons suivantes.:
D'abord, c'est un fait réjouissant de constater que de plus en plus de Bretons sont conscients que, avec leur langue, ils détiennent un trésor inestimable, dans la mesure où elle nous transmet une grande richesse d'humanité. C'est le cas de toutes les langues d'ailleurs, comme nous le rappelait admirablement Jean-Marie Le Clézio, dans son discours du Prix Nobel.
Ensuite, non seulement beaucoup de Bretons sont conscients des enjeux, mais ils sont déterminés à mettre leur intelligence et leur cœur au service de leur langue et de son développement. Il faudra, n'en doutons pas, beaucoup d'énergie, de persévérance, de solidarité pour parvenir à nos fins. Mais des Bretons conscients et déterminés sont capables de déjouer les ruses et les perfidies des Grands Serviteurs de l'État, et des farouches partisans du monoculturalisme. Ils sont aussi capables de prendre le chemin inverse suivi par les pratiquants du masochisme et les adeptes du renoncement. Aussi appartient-il à toutes celles et à tous ceux qui partagent cette conception dynamique de notre pays de joindre leurs efforts pour l'incarner et la mettre en oeuvre au sein du futur Conseil Régional.
Fañch Digasoni.
Lettre Mars 2009En réaction au sondage outrageusement "orienté" présenté dans Ouest-France du 8 mars et suite à l'éditorial de son directeur voulant nous faire accroire à l'intérêt du statut-quo, l'heure est à l'action. Aussi voici la teneur du courrier que nous venons d' envoyer à M Jean Yves BOURRIAU, Président de Bretagne Réunie.
Monsieur le Président,
En préalable à la réunion du 15 mars prochain à la Maison du Temps Libre à Saint Herblain (44), nous vous prions de trouver ci-dessous nos deux propositions pour engager au plus vite le processus de réunification de la Bretagne.
Par ailleurs, devant la montée des oppositions de toutes sortes, les unes clairement exprimées [maires de Nantes et de Rennes, le "baron" Auxiette], les autres plus biaisées présentées par le journal Ouest-France, il apparait urgent de regrouper toutes les forces qui à des degrés divers se sont engagées dans le combat pour la réunification. C'est pourquoi nous suggérons qu'elles installent un Comité de lutte dans lequel elles siègeront de façon paritaire afin de défendre, devant l'opinion publique, et de présenter au gouvernement les deux propositins ci-dessus.
L'Europe à la françaiseLe "NON" irlandais qui ne cesse de faire des vagues et qui conduit la Présidence française à s'agiter, me conduit à jeter un regard rétrospectif sur l'origine de la construction européenne et à évoquer quelques souvenirs de jeunesse qui m'avaient profondément marqués.
Je me souviens du débat portant sur la ratification de la CED, débat qui n'avait plus rien à voir avec le projet originel. Ceux-ci voulaient réaliser une Europe politique voulaient créer véritablement la Communauté européenne, en imposant l'idée d'un intérêt commun supérieur aux intérêts de chaque pays. On pourrait lire à ce sujet le discours de Robert Schumann du 9 Mai 1950, lorsque, dans le salon de l'Horloge du ministères des affaires étrangères, il tendait la main aux Allemands et proposait de mettre en commun la gestion des ressources minières de pays en guerre quelques années plus tôt. Ce qui aboutit, comme on le sait, à la ratification de la CECA.
La véritable nature de l'État français et le nationalisme qui lui est consubstanciel allaient apparaître au moment de la ratification du traité de la CED. Le texte fut rejeter le 30 Août 1954. La France, dernier pays à ratifier la CED, le faisait capoter. Le grand rêve d'une Europe politique rencontrait dès l'origine l'opposition radicale de la France: les cinq autres pays de l'Union ratifiaient le traité; la France seule le rejetait. Je suis intimement persuadé que cette opposition française a pesé lourdement sur le destin de la construction européenne et a déterminé par la suite le cours des choses. La question se pose alors de savoir pour quelle raison on est confronté constamment à cette "exception française". Pourquoi dès l'origine la France a bloqué le processus de l'intégration européenne? J'introduirais deux facteurs explicatifs: un facteur idéologique et un facteur historique.
Je pense, contrairement à la plupart des gens, qu'il n'existe pas de Peuple français. La France n'est pas un Peuple mais une cntruction administrative, une réalisation politique artificielle. La France est l' œuvre de l'État. C'est la raison pour laquelle elle est en permanence hantée par le spectre de sa désagrégation. Comme s'il fallait conjurer je ne sais quelles forces maléfiques mettant sans cesse en danger la "cohésion nationale". Que l'on ne s'étonne pas que sa visée, à l'intérieur de ses frontières, est de laminer les cultures et les langues dites régionales et, concernant le processus européen, d'entraver tout ce qui pourrait porter atteinte à la souveraineté de l'État. I est clair à mes yeux que l'Italie ou l'Allemagne n'ont pas le même rapport à leurs communautés intérieures ni à l'Europe. Pourquoi? Tout simplement parce que la Nation a préexisté à l'émergence de l'État. Il s'agit d'une communauté civilisationnelle qui, au XIXs a débouché sur une organisation étatique. Je n'irai pas soutenir que Bismark et Cavour ne sont que des épiphénomêènes; il est sûr qu'ils ont joué un rôle déterminant dans la construction de leur Nation, mais en aucun cas on ne saurait assimiler leur action à celle de Louis XI, Louis XIV, des Pères de la Révolution, de Napoléon et des diverses Républiques qui se sont succédées jusqu'à nos jours. En raison de son histoire, la France est statocentrique. Ce type de réflexe émerge constamment dans le discours français et dans les choix fondamentaux des hommes politiques vis-à-vis de l'Europe. Rappelons-nous de Gaulle: quel grand tort ne fit-il pas à l'idée européenne en se moquant, durant les années 60, des "sauts de cabri" des partisans de l'union (Il ne suffit pas de dire l'Europe! l'Europe! l'Europe!). Et cette attitude persiste de nos jours non seulement chez ceux qui ne sont pas opposés au traité constitutionnel, mais encore chez ceux qui préconisaient le "oui à l'Europe". Tout récemment, au moment où était évoquée la possibilité de concentrer toutes les structures institutionnelles à Bruxelles, au nom de l'efficacité de fonctionnement, Bernard Poignant, le maire de Quimper s'y oposait nettement. Alors que Jean Monnet dès le début voulait un centre unifié comme "symbole unitaire", Poignant, lui, préfère le symbole de la fragmentation:
L'Union Européenne, déclare-t-il, n'est ni un État ni une Nation. Elle unit des peuples. Elle n'est pas un peuple"(Le Monde du 12/09/08).
Ce facteur imprègne si profondément la mentalité française. Ce que l'on appelle communément le "messianisme français", et qui éclate particulièrement dans les grandes commémorations comme le bicentenaire de la Révolution ou les grandes parades du 14 Juillet. Ou dans les diverses variations sur la Patrie des Droits de l'Homme. La France est censée apporter au monde une nouvelle Révélation qu'elle doit diffuser dans le monde entier. Bref, la France est "exception", elle a une vocation universelle. C'est à la lumière de l'idéologie française que l'on peut comprendre la politique que mena De Gaulle à l'égard de l'Europe. À ces yeux, l'Europe n'a aucun sens si elle n'est pas française, si elle ne permet pas à la France d'imposer sa domination. Dans cet esprit, la France a un rôle dirigeant à mener, tout simplement parce qu'elle est la France. "Notre action vise à atteindre des buts qui, parce qu'ils sont français, répondent à l'intérêt des hommes", déclarait-t-il. Et l'on pourrait citer les divers présidents qui lui ont succédé.
Pompidou: "La France doit jouer le rôle de l'Europe" (et non un rôle en Europe).
Mitterrand: "Cet indéfinissable génie qui permet à la France de concevoir et d'exprimer les besoins profonds de l'esprit humain"
Giscard: "La biologie profonde du peuple français en fait un groupe à part, à jamais distinct des autres peuples et destiné à devenir une élite pour le monde"
La liste est loin d'être exhaustive.
Bien entendu, je suis incapable de rendre compte des diverses raisons complexes et contradictoires qui ont dicté le non "irlandais". Mais le malaise est bien plus grave. Indéniablement, c'est l'ensemble du continent qui est saisi par le doute européen, cette maladie de langueur que la France lui a transmise dès l'origine. Ceux qui ont conçu ce projet étaient des visionnaires, des personnages qui avaient l'Europe chevillée au cœur et à l'intellingence. Mais les responsables politiques français ont vite refusé l'avènement d'une Europe politique. Le nationalisme de l'État français ne se borne donc pas à vouloir éradiquer notre culture, il se caractérise aussi par ses grandes capacités de nuisance par rapport à la construction européenne. Le non irlandais, que les français voudraient annuler avec leur arrogance coutumière, trouve là, non certes son explication, mais certainement son origine.
Lettre au député Marc Le FurCher Monsieur Le Fur,
Il est en effet CONSTERNANT de lire et d'entendre les déclarations de gens comme Michel CHARASSE, MELENCHON et consorts. On ne connait que trop leurs diatribes et leurs obsessions qui ne font qu'entretenir le peu d'estime que l'on a pour eux dans les milieux attachés à la construction une Europe solide fondée sur la solidarité et la diversité.
Mais il faut avouer que la déclaration de Madame la Présidente de l'Académie Française, personnalité jusqu'ici respectée pour son œuvre et son talent bien au delà de l'Hexagone, abasourdit tout le monde et il est fort à craindre que ses effets négatifs se feront sentir tant pour sa personne que pour la vision de la France à l' étranger . À un moment où l'UNESCO vient de déclarer l'année 2008 année de la préservation du patrimoine linguistique mondial, Madame Carrère d' Encausse se place au mème niveau-peu flatteur- que les extrèmistes flamands , les tenants de la mort de la civilisation tibétaine ou encore du nationalisme turc.
Il est à craindre qu'un tel comportement ne renforce les rangs de ceux qui ne croient que dans le rapport de force et jugent qu'établir un dialogue est peine perdue.
Vous avez, Monsieur le Député, ouvert la voie à une solution sereine et décomplexée de ce sujet. Il reste maintenant à inclure dans une loi les dispositioins pour assurer la pérennité de ces langues. Nous tenons à vous dire notre souhait de poursuivre le travail entamé avec vous pour abouitir à un résultat positif.
Recevez, Monsieur le Député, nos amicales salutations.
LettreÀ Mrs les Députés-Maires Jean Marc Ayrault et René Couanau.
Messieurs les Députés-Maires,
Par un article paru dans le journal "Le Marin" nous avons appris que Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports, voulait réformer les écoles de la marine marchande, ce qui en soit n'a rien de scandaleux. Malheureusement il n'en reste pas là et sous le prétexte de leur donner un nouveau statut, après avoir enterré le statut régional créé par Raffarin, il est prévu de fermer purement et simplement les écoles de Saint Malo et de Nantes.
Ainsi la Bretagne, qui fournit plus de 60% des navigants de l'hexagone et dont on se plaît à vanter en haut lieu "la vocation maritime", se trouverait-elle amputée des deux écoles d'Hydro qui lui reste, à un moment où le traffic maritime international connait un développement sans précédent.
Nous trouvons ces projets scandaleux et dans le cas où ils venaient à se réaliser on pourrait parler de politique de "déménagement du territoire".
Perspective d'autant plus inadmissible que la Bretagne a déjà investit des sommes conséquentes pour l'amélioration dans les équipements de ces écoles. De récentes éditions du "Télégramme" et de "Ouest-France" ont fait connaître les réactions très négatives de M. le Député-Maire de Saint Malo et de M. Jean Yves Le Drian sur ce dossier. Mais il nous semble qu'il faut aller au delà des simples protestations.
C'est pourquoi nous vous demandons, Messieurs les Députés-Maires, d'entreprendre une démarche commune auprès du gouvernement sur cette affaire. Nous pensons, que au delà de vos sensibilités politiques respectives, vous aurez à cœur de défendre l'avenir du monde maritime breton tout en rendant hommage à son glorieux passé.
Veuillez agréer Messieurs les Députés-Maires, en mon nom et au nom de nos adhérents et sympathisants, nos salutations distinguées.
M Balladur répond à l'AFB-EKBDans un récent courrier, M. Balladur, Président de la commission pour la rénovation de la constitution française, se dit d'accord pour examiner les propositions élaborées par notre parti et présentées lors d'une conférence de presse à Auray le 15 Septembre dernier. Le bureau de l'AFB-EKB se félicite de cette nouvelle.
Ces propositions, au nombre de 17 et qui concernent aussi bien les modifications à apporter aux institutions françaises que la Bretagne proprement dite, seront donc adressées à la Commission et diffusées auprès des médias et à certains organismes qui militent pour le bien commun de la population bretonne. Le détail de ces propositions sera aussi consultable sur le site internet de l'AFB-EKB.
50 mesures pour la Bretagne - Horizon 2010
De Françoise Morvan à Marine Le Pen en passant par Hubert CoudurierVous savez tous que Françoise Morvan, comme les Erinyes des tragédies grecques, poursuit inlassablement le mouvement breton et, comme beaucoup d'autres idolâtres, sacrifie allègrement le Peuple Breton sur l'autel de la République. Elle est présente sur tous les fronts, elle est à l'affût de tous les combats, afin de permettre à l'Indivisible vacillante de garder un minimum de vigueur. C'est ainsi qu'elle a été la première à s'en prendre à la bretonnisation des panneaux routiers en pays gallo. Pensez donc, une zone qui, depuis des siècles, (depuis Clovis j'imagine), a parlé un dialecte de langue d'oïl, une région exclusivement de culture française, (où la toponymie n'évoque en rien la langue bretonne!), oser introduire le bilinguisme dans un tel sanctuaire, quel sacrilège ! Je n'insiste pas sur les sarcasmes gorgés d'une haine inextinguible que déverse sur les militants bretons ce porte-drapeau du jacobinisme politique, notamment sur l'association vannetaise Bemdez.
Depuis quelques jours, nous avons pu constater que Marine le Pen lui emboîte le pas. Plus scandaleux encore, elle "justifie
une assimilation violente, demandant à la Bretagne, dit l'auteur du communiqué, de perdre sa culture, sa
langue, sa religion pour se fondre en un espace national de référence". Je ne peux, bien entendu, restituer les paroles
exactes de Mme le Pen, mais qu'elle invoque la nécessité de l'assimilation et emploie le terme d'assimilation violente,
me semble plausible. Nous ne sommes plus habitués à entendre ce langage, parce que nos politiciens ont su depuis longtemps
récurer leurs vieux concepts, et se gardent bien de commettre de telles bévues. Mais, nous ne le savons que trop, en haut
lieu, tous partagent la même conception de la société, sauf qu'ils tiennent davantage compte du rapport de force. Ils
savent bien que l'identité bretonne est forte, assez forte en tout cas pour ne pas supporter un tel langage, et que, chez
ces Gaulois fiers et irascibles, de la passivité à la rébellion le pas est vite franchi.
Rien de nouveau sous le soleil, par conséquent, le nationalisme échevelé de Marine Le Pen s'inscrit dans une longue
tradition républicaine "à la française" : il s'agit de réaliser la "communauté des citoyens égaux devant la loi" sur les
débris de toutes les appartenances culturelles ou ethniques , quelles soient corses, alsaciennes, basques ou bretonnes.
Pour qu'advienne cette société idéale, resplendissante de rationalité, l'école de Jules Ferry n'avait pas lésiné sur
les moyens. Elle eut recours, elle aussi, à des procédés violents, mais cette violence sait désormais se dissimuler
sous le masque de l'idéologie. Disons qu'à la violence de l'agression, celle que préconise Marine le Pen, (la violence
du "simbol" à la grande époque des hussards noirs de la République), a succédé une violence plus sournoise, presque
invisible, celle de l'oppression : celle de l' article 2 de la Constitution, celle d'un Conseil Constitutionnel
arbitrairement nommé, celle des arrêtés ministériels et d'un système administratif implacable (préfet de région,
rectorat, inspecteurs d'académie), celle, enfin, d'un discours culpabilisant sur le "communautarisme" et le "repli
identitaire", auquel le maître-penseur du Télégramme fait bien évidemment allusion.
Puisque je parle de cette violence masquée, je me dois de rappeler l'admirable discours patelin (un vrai chef-d'œuvre
du genre) : celui du Ministre de l'outre-Mer, François Baroin, en réponse à la proposition d'amendement de l'article 2
de la Constitution par Marc Le Fur. Voilà de quelle manière doit parler un homme politique digne de ce nom. Face à des
bonimenteurs si talentueux, Marine le Pen fait bien piètre figure.
Évoquant le communautarisme, je signale la raison d'être de cette nouvelle trouvaille étatique. Appliqué au combat que nous menons pour la sauvegarde de notre identité et de notre culture, ce terme peut difficilement revêtir un sens. Pourquoi une communauté humaine défendant son histoire, sa langue, son patrimoine culturel serait-elle stigmatisée de la sorte ? En réalité, l'important, pour nos stratèges politiques, n' est pas de conférer un sens à ce terme, mais de lui assigner une fonction, Dans une campagne de désinformation orchestrée par l'État, ce mot sert désormais de thème mobilisateur. Il n'y a pas si longtemps, nous avions droit au thème : mouvement breton = nazi , campagne qui a culminé avec le film BZH et la focalisation sur la personne de Roparz Hemon : R. Hemon au service de la propagande nazie à radio Rennes (thèse de Ronan Calvez), R.Hemon gestapiste (présence à l'Assemblée nationale " d'historiens", soutenus par les députés Félix Leizour et Alain Gouriou). Actuellement, le nouveau thème concocté par l'État, et qui s'applique à tous les mouvements régionalistes, est celui du communautarisme. Au thème Mouvement Breton = nazi s'est substitué une nouvelle équation : régionalisme = communautarisme. J'ai étudié la technique de la désinformation ainsi que les réseaux occultes qui lui servent de vecteurs. Elle fait partie de l'arsenal inépuisable de la République déclinante. Régulièrement nous aurons affaire à des variations sur ces deux thèmes : tantôt le nazisme génétique du mouvement breton, tantôt la perversion du communautarisme. Hanté par le spectre d'un éventuel effondrement, cet "État-Nation", artificiellement construit sur la négation des nationalités, préfèrera sans doute user de tels stratagèmes à l'avenir, au lieu de procéder aux réformes institutionnelles nécessaires. Que cela ne nous empêche pas de dormir!
Avant de terminer, je voudrais soulever un problème crucial. Mais je ne pourrai que l'effleurer ici. Quel est, à votre avis, le point faible chez tous ces défenseurs du jacobinisme politique ? Sous quel angle peut-on véritablement les attaquer? Face à quel argument se révèlent-ils infiniment faibles ? C'est sur le plan moral. Ils auront beau invoquer les grands principes républicains, envelopper leurs pratiques ethnocidaires dans le chocolat de la "communauté de citoyens", du "pacte républicain", de la "Volonté Générale"et autres sornettes, nous pouvons toujours leur rétorquer que leurs pratiques sont immorales, voire criminelles : détruire une langue, détruire une culture, c'est détruire des hommes. Le saccage d'une identité collective ne relève pas de la civilisation, mais de la barbarie. On touche profondément à la dignité de l'être humain. Si j'avais le temps, je m' appuierais sur des faits qui peuvent faire l'unanimité : le taux d'alcoolisme breton depuis la première guerre mondiale, et maintenant le taux de suicide qui dépasse de 60% la moyenne française. Des hommes debout transformés en épaves. Et comme la centralisation politique est le moteur essentiel de ce laminage des cultures, ajoutons aussi, quoi qu'en pense M. Coudurier, que le système centralisé est foncièrement immoral : il entraîne trop de souffrances, d'inégalités, d'injustices et de frustrations. Mais restons résolument optimistes. Peut-être arrivera-t-il un jour que quelques hommes politiques lucides et courageux se dégageront de l'armure d'une idéologie désuète, qui confond nationalité et citoyenneté. Il n'est pas impossible que la France de demain se régionalise, et que la République centralisée et jacobine devienne, à l'image des sociétés qui nous entourent, une véritable démocratie, c'est-à-dire un pays où la politique se réfèrera aux principes moraux fondamentaux.
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